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Une paix sociale précaire

Cégep Saint-Laurent Photo:Sylvain Gagnon

Cégep Saint-Laurent

Sonia Noreau
Publié le 18 Mai 2012
Publié le 18 Mai 2012
Sonia Noreau  RSS Feed

Même si le climat était relativement paisible au Cégep Saint-Laurent depuis le début de la grève étudiante, la paix sociale demeure précaire, surtout depuis l'annonce de la loi spéciale du gouvernement Charest.

Valentin Bellec, porte-parole de l'association étudiante du Cégep de Saint-Laurent , qui est représentée par la CLASSE, confirme qu'il y a au cégep un climat « vraiment particulier ». Il faut « donner un crédit à l'administration. À d'autres moments, on a eu de gros accros, mais depuis l'entente il y a un statu quo des deux côtés », indique-t-il.

Louise Lavallée, directrice des communications au cégep Saint-Laurent, affirme que le maintien de la paix sociale est une des grandes préoccupations de l'administration de l'établissement. Les policiers sont intervenus au Cégep après l'injonction demandée par quatre étudiants et exigeant un retour en classe. Depuis une entente a été conclue entre les administrateurs et l'association étudiante.

L'entente

L'entente entre le Cégep et les étudiants stipule que seuls les quatre étudiants ayant demandés une injonction peuvent recevoir des cours, que les cours de francisation et les stages sont maintenus et que tous peuvent circuler librement.

Selon la professeure d'histoire de l'art, Julie-Andrée Rostand qui est membre du regroupement des professeurs contre la hausse, l'injonction a été unanimement mal reçue pari les enseignants. N'accusant pas les administrateurs, elle a précisé que « le problème c'est l'immobilisme de Jean Charest, son mépris pour l'intelligence citoyenne et la démocratie étudiante ».

Témoignant de l'atmosphère de collaboration entre l'administration, les étudiants et les professeurs, elle nous a confié qu'elle est sympathique à la direction. « J'ai confiance en la bonne foi des administrateurs, mais en reconnaissant qu'ils sont dans une position difficile ».

L'administration « est en sandwich » estime Mme Lavallée. Subissant les dommages collatéraux d'un conflit sur lequel ils n'ont pas de contrôle, l'administration « se sent loin de sa mission d'éducation ». Malgré la position délicate dans laquelle les administrateurs se retrouvent, ils souhaitent éviter de faire appel à la police. « On ne veut pas la faire venir », dit la directrice des communications.

Étant donné que la situation évolue d'heure en heure. Suivez le fil le Twitter du journal : infostlaurent et consulter le www.nouvellessaint-laurent.com pour des mises quotidiennes.

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