Maxime Cérat était le lanceur partant des Orioles, le vétéran de 22 ans ne visait rien de moins qu'une troisième victoire en séries éliminatoires. Il affrontait le jeune Philippe Charpentier, qui tentait de prolonger la saison des Cards de LaSalle en forçant un septième match.
Les deux lanceurs imposent le rythme en début de partie, signe d'une partie de haut niveau. Ce sont les Orioles qui brisent la glace en premier, soit en fin de troisième manche. Jean-François Déry frappe d'abord un double, avant d'être imité par son coéquipier Andrew D’Iorio. Déry croise alors la plaque, les Orioles prennent les devants 1-0.
Au cours de la manche suivante, l’équipe locale double son avance en inscrivant un deuxième point contre Charpentier. Dominic Royer foule le marbre sur un relais échappé au premier coussin. Le banc des Orioles semble un peu plus confiant.
Toutefois, les Cards vont rapidement revenir dans la rencontre. Maxime Cérat accorde ses deux seuls buts sur balles de la soirée au début de la cinquième manche. Puis, Michael Page frappe un ballon-sacrifice permettant aux visiteurs de réduire l'avance de moitié.
Le pointage de 2-1 reste inchangé jusqu’à la toute fin de la partie. Pour s’en assurer, l’entraîneur-chef, Richard Émond, demande à son homme de confiance des séries au monticule, Renaud Caron Catellier, de prendre la relève de Cérat. Le «closer» livre une fois de plus la marchandise en limitant les Cards à un seul coup sûr lors de la sixième manche. Les Orioles ne sont pas en mesure d’ajouter de point en fin de sixième, nous voilà donc en septième, à trois retraits du championnat.
Il faut croire que les joueurs des Orioles ne voulaient pas trop jouer avec les nerfs de leurs partisans, car trois retraits consécutifs plus tard et les feux d'artifice éclataient… les bouchons de champagne aussi. «C’était tout un match de baseball», s’exclame le relationniste de l’organisation, Léon Fortier. «Félicitations à nos joueurs, à tout le personnel de l’équipe et aux employés de la ville, tout le monde a un fait un travail incroyable.»
L'objectif est atteint, les Orioles récupèrent la Coupe du Président, qui leur échappait depuis 2001. D’ailleurs, des joueurs de la dernière édition championne étaient venus souhaiter bonne chance à l’équipe avant le match. Pour les joueurs de 22 ans, il s’agit d’un aboutissement. Rares sont ceux qui terminent leur carrière junior une bouteille de champagne à la main, mais ce fut le cas pour Sébastien Richer, Maxime Cérat et Nicholas Bleau. L’incroyable Steve Robert a été nommé joueur par excellence des séries éliminatoires et tentera de mener son équipe à un deuxième championnat consécutif l’an prochain.



