Mario Monette, président-directeur-général du centre, rappelle que trois grands chocs ont secoué ce secteur: la fin de la bulle technologique en 2001, celle du financement de démarrage d'entreprises au Québec en 2003-2004 et la crise de 2009.
Entre-temps, un événement majeur avait déjà ébranlé la colonne vertébrale du Technoparc: la déconfiture de Nortel, faisant fondre le nombre d'emplois qu'elle offrait de 4000 à 200. Depuis, l'espace occupé s'est morcelé.
Si le secteur aéronautique s'en tire à bon compte, celui des télécommunications (l'exemple de Nortel en est l'exemple flagrant) et des biotechnologies ont plutôt souffert. Du côté pharmaceutique, des rationalisations massives ont été annoncées, notamment par Pfizer, même si la succursale de Saint-Laurent n'a pas été touchée.
M. Monette note toutefois «une disponibilité importante de locaux aujourd'hui» au sein du Technoparc. «La situation en Europe et en Grèce n'aide pas, dans la mesure où l'investissement immobilier commercial est très sensible à la conjoncture mondiale. Le taux de vacance des locaux a augmenté. Cependant, on sent qu'il y a un nouvel appétit pour les mois à venir.»

