Si vous ne savez quoi faire de vos tontes de gazon, feuilles mortes ou pommes pourries, Montréal vous invite à mettre la main dans le sac. En effet, dès le 1er septembre, le service de collecte sélective des résidus verts sera mis en branle, lequel s'inscrit dans le Plan de gestion des matières résiduelles lancé en avril.
Le maire Alan DeSousa a présenté les modalités et raisons de cette initiative. En tant que chargé du développement durable pour le comité exécutif, il a annoncé l'extension de la collecte à l'ensemble de l'île. Avec sa casquette de maire de Saint-Laurent, il a annoncé sa mise en place dès septembre dans son propre arrondissement, bien qu'il se soit fait damé le pion par Rosemont et Anjou, qui avaient lancé leur machine à récolter les résidus quelques mois auparavant.
L'objectif affiché est de détourner ce type de déchet de l'élimination, et ainsi favoriser le compostage. Alors que 47% des matières résiduelles produites par les Montréalais sont de type organique, seulement 7% de ces dernières étaient compostées en 2006. Le maire annoncé sa volonté de récupérer les matières «à la source». «Les matières organiques sont le principal responsable de la formation de biogaz» a-t-il rappelé.
Les résidus verts récupérés serviront la cause des parcs, seront employés par des organismes communautaires ou participeront à l'éco-système du parc environnemental de Saint-Michel. Une campagne média, publicitaire, avec la production d'un court-métrage explicatif et incitatif, est prévue. La troupe de percussionnistes Samajam, qui a animé la conférence de lancement au parc Gohier de Saint-Laurent, le 26 août, participera à la sensibilisation en sillonnant les bouches de métro de la ville.
130 000 tonnes - C'est le nombre de résidus verts générés par la population
Questionné sur le coût des opérations, le maire est resté vague, évoquant une somme de 3 000 000$ environ. Le conseil de Saint-Laurent avait octroyé un contrat de 65 237$ pour cette
collecte des résidus verts dans les immeubles résidentiels, début août. Six collectes auront lieu entre le 1er septembre et le 10 octobre.
Un Laurentien, fervent composteur, a demandé aux instigateurs du programme, à l'occasion de la conférence de presse, si la qualité de la sélection serait assurée, ce qui lui a valu une réponse affirmative – et téléphonée.
Le sac qui viendra fleurir sur les trottoirs laurentiens est haut d'un mètre, et entièrement biodégradable. On nous a assuré qu'il résistera aux bourrasques de vent une fois plein.



