Plus de 25 000 personnes sont attendues pour venir célébrer le patrimoine vivant au cœur du Plateau Mont-Royal. Cette grande rencontre de la musique trad est un des rares festivals tolérés dans le parc La Fontaine depuis cinq ans. D'année en année, les organisateurs prennent soin de polir les angles pour assurer la meilleure cohabitation possible avec le voisinage.
«La musique acoustique se prête particulièrement bien à l'atmosphère du parc», estime son fondateur, Gilles Garand.
Ce grand manitou du trad québécois a passé sa jeunesse sur le Plateau, de la rue St-Denis au Carré St-Louis, où il a fréquenté le poète Gaston Miron, jusqu'à la rue Des Érables, au cœur du village Delorimier, où il réside depuis 25 ans.
Avec les célèbres Veillées du Plateau, qui font giguer les foules depuis 28 ans, ou encore la Société de promotion de la danse traditionnelle québécoise (SPDTQ), qui forme la relève des musiciens, ce «folkeux» porte fièrement la mémoire culturelle d'un peuple.
Le festival, dans cette lignée, représente une vitrine extraordinaire pour les groupes qui s'y produisent. Cette année, une douzaine de diffuseurs américains et européens seront sur place pour détecter les talents et remplir leurs carnets de commandes.
«Le volet concert, qui attire quelque 3000 personnes au Théâtre de verdure met en valeur l'avant-garde trad actuelle tout en recevant les porteurs de tradition. Le folk québécois se mêle à la musique du monde. Les ateliers musicaux favorisent une transmission du savoir basée sur la proximité des artiste et du publics», déclare Gilles Garand.
Le folk québécois voyage aujourd'hui à travers le monde grâce à des groupes comme Vent du Nord, le Bébert Orchestra d'Yves Lambert, Galant tu perds ton temps ou encore Gentilcorum. La raison de ce succès ? «La musique traditionnelle est porteuse de valeurs sociales, identitaires et culturelles universelles», estime Gilles Garand.
Du country au blue grass en passant par la cithare indienne, les amateurs se réclament d'un même courant, celui de la recherche des racines et d'un certain sens à la vie.
Loin de se figer dans le passé, Gilles Garand se veut porteur d'une tradition en mouvement, qui utilise les dernières technologies de l'industrie pour se promouvoir et rayonner.
Le projet de Maison du patrimoine vivant, qu'il caresse depuis près de huit ans, ne lui a jamais semblé en aussi bonne voie. Le lieu identifié, la bibliothèque St-Sulpice, rue St-Denis, est désormais la propriété du gouvernement du Québec. La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, s'apprête à déposer un projet de loi sur le patrimoine immatériel. «Comme un air qui traverse le temps, conclut Gilles Garand, la musique traditionnelle est une culture en mouvement sans cesse réinterprétée.»
Programmation complète au www.granderencontre.com
MONTRÉAL VUE PAR: Gilles Garand
Du 14 au 16 août, le trad prend ses quartiers d'été dans le parc La Fontaine. Violon, guitare acoustique et podorythmie seront en vedette pour cette 17e édition du festival La Grande Rencontre consacrée à la diversité du patrimoine vivant.
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Commentaires
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- gilles thompson
- - 8 Avril 2010 à 13:43:30
Si vous avez à coeur la langue de Molière, pouvez-vous faire circuler dans votre milieu! Merci à l'avance! CENTRE-VILLE DE MONTREAL ==================================== Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos Déjà un millier d'infractions possibles à la loi 101! Et ce ne sont ni des rumeurs, ni des ouï-dire, ni des peurs mal-fondées, ni des épouvantails à moineaux, ce ne sont que des faits réels. Allez constater sur ce site: http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montreal-anglais.html
