Il a fallu attendre sept ans, pour que le programme s’exporte jusqu’a St Laurent. Pourtant, les besoins ne manquent pas. Cette année, Marie-Eve Boulanger croulait sous les demandes. «Les inscriptions se faisaient par téléphone au mois de juin sous forme "premier arrivé, premier servi", explique l’agente de liaison communautaire. Après 15 minutes que la ligne était ouverte, toutes les places étaient comblées et les familles ont continué à téléphoner». Signe du malaise financier ambiant, «les organismes communautaires du quartier reçoivent de nombreux appels téléphoniques de familles dans le besoin, se désole-t-elle, surtout en cette période de rentrée scolaire»
Développer l’autonomie plutôt qu’assister Le Comité a reçu chaque famille lors d’une entrevue, et vérifié qu’elle correspondait aux critères économiques et sociaux requis. Un maximum de trois enfants par foyer ont été aidé «et ce dans le but d'alléger le fardeau économique de plus de familles en cette rentrée scolaire... on sait que ça coûte cher!» souligne Marie-Eve. En tout, ce sont 100 enfants âgés de 5 à 17 ans, qui ont pu bénéficier du programme. Près de 70% d’entre-eux, avait entre 6 et 12 ans. A cet âge charnière, où l’enfant pose les bases de son instruction, le coup de pouce imaginé par le COSSL, n’est pas superflu. L’organisme social a poussé son action plus loin que le symbole de l’entraide. Parmi une liste variée et fournie, chaque enfant a pu librement sélectionner le matériel utile, selon sa classe, et son type de formation. Pas d’assistance, mais une autonomie encouragée, pour donner de vrais clés de réussite aux écoliers. Chaque famille est également repartie avec un dictionnaire 2010 et un Bescherelle. Le coût d’une rentrée scolaire pèse sur un foyer, surtout s’il compte plusieurs enfants scolarisés. Fournitures scolaires, vêtements d’automne, tenue de sport, tous ces frais s’ajoutent aux dépenses ordinaires comme la nourriture. C’est pour contrer ces difficultés que le COSSL a remis entre 60 et 85 $ de denrées alimentaires à chaque famille, «axée principalement sur le déjeuner et la boîte à lunch», précise Marie-Eve. 53 Magasins-Partage de la Rentrée scolaire sur l’île de Montréal Depuis 1998, le Regroupement des Magasins-Partage de l'île de Montréal invite les ménages démunis montréalais à ouvrir une épicerie, à l’approche de la rentrée scolaire et de Noël. En 2002, après avoir constaté le faible soutien offert aux familles démunies à l’occasion de la rentrée scolaire, le Regroupement a expérimenté le Magasin-Partage de la Rentrée scolaire. Depuis, 53 évènements ont eu lieu dans 4 736 épiceries. Avec près de 10000 enfants âgés de 5 à 14 ans dans l’arrondissement, l’implantation du magasin n’est pas un hasard, et Marie-Eve Boulanger a déjà indiqué, que l’opération serait renouvelé pour la rentrée 2010, avec «l’espoir de satisfaire toujours plus de famille».Attaquer la rentrée scolaire du bon pied
Si aux yeux des experts, le pire de la crise est derrière nous, le porte-monnaie des familles tremble encore chaque fin d’août. Bon ou mauvais signe, le Comité des Organismes Sociaux de Saint Laurent (COSSL), a inauguré le premier Magasin-Partage de la Rentrée scolaire de St-Laurent. Le 20 août dernier, 100 enfants ont pu remplir leur sac à dos de fournitures scolaires. Et prétendre à un avenir plus chanceux.
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