À travers ce récit, Rober Blake souhaite sensibiliser le grand public à la maltraitance. «Pour ceux qui sont atteints, c’est une note d’espoir, et pour les enfants qui ne sont pas touchés, c’est perçu comme une belle histoire», a-t-il expliqué. Et cette belle histoire, c’est celle d’un marchand de bleu qui distribue sa couleur préférée aux gens enjoués dans la rue. Mais un jour, il rencontre une petite fille pour qui cette couleur est synonyme de douleurs: elle a des bleus sur le corps. L’émotion passée, le marchand réussit à la réconforter en lui rappelant les autres significations heureuses du mot bleu: le bleu du ciel, le bleu de la mer, le bleu de l’espoir… Ce récit poétique est le premier titre de la collection Histoires à pensées, créée par l’auteur lui-même.
Les visages de la violencePour illustrer son histoire, Robert Blake a fait appel à l’artiste-peintre Josée Gauthier car sa particularité est de dessiner des personnages sans visage. «J’ai trouvé cela particulièrement approprié pour cette histoire, car la violence n’a pas qu’un seul visage», a expliqué l’auteur. Selon lui, le livre sert aussi d’outil professionnel aux intervenants sociaux qui peuvent ajouter des visages sur les personnages.
Robert Blake signe là son premier livre illustré mais pas son premier ouvrage. En effet, il à déjà publié deux contes philosophiques intitulés Le voyage, et Kaya, qui approchent le cap des 20 000 exemplaires vendus au Québec.
L’écrivain a déjà un autre ouvrage sur le feu, Jack et Koukie, qui sortira en anglais et français au printemps 2010. Robert Blake est aussi souvent en séances de signature dans divers endroits de Montréal. Son agenda est disponible sur le site internet de sa maison d’édition, 9e jour, (www.9ejour.com). En attendant, son livre illustré Le bleu de l’espoir, est toujours disponible en librairie.
