Patricia Tulasne, porte-parole de la Société québécoise pour la défense des animaux, trouve cette situation déplorable. «Au Québec, il n’y a pas de règlement, de loi qui protège les animaux et les propriétaires, déplore-t-elle. Il n’y a pas de volonté politique dans ce sens-là.»
La situation est différente dans les autres provinces. «Les anglophones sont plus évolués et conscientisés à ce niveau», cite-t-elle.
La moitié des Québécois ont des animaux de compagnie, mais ces derniers ne font pas vraiment partie de la société. Les propriétaires sont plus indifférents à leur destin, constate Mme Tulasne.
Peu de gens ne prennent pas leurs responsabilités en adoptant un animal. Mais c’est à eux que revient la responsabilité de la mauvaise image que la plusieurs propriétaires ont vis-à-vis les animaux.
Vladimir Scurtu cherche depuis des mois un logement à Montréal, pour lui et ses deux chiens. La plupart du temps, les propriétaires refusent les animaux parce qu’ils ont peur des dommages. «En faisant dix appels par jour pour des logements à louer, peut-être qu’un ou deux des propriétaires acceptera des animaux. Malgré tout, ça ne veut pas dire que ces logements sont vivables», explique M. Scurtu.
Même si sa recherche n’est pas finie encore, il n’a jamais pensé abandonner ses chiens. «Aucun animal domestique ne devrait être abandonné, car c’est cruel et injuste, croit-il. On n’abandonne pas les humains, alors pourquoi on le fait avec les animaux?»
Mon nom est Victoria Smochina et j’ai 27 ans. Je suis née en Moldavie, mais j’habite présentement au Québec depuis une année. J’ai étudié et travaillé dans le domaine de l’économie. Par contre, actuellement, je suis dans un programme d’intégration des femmes immigrantes dans la société québécoise au CEJFI.
