En raison du nombre élevé des cas d’infection à la bactérie Clostridium difficile, les urgences d’un des plus grands hôpitaux de la région métropolitaine, l’hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville, demeurent ouvertes mais font l’objet d’une directive incitant le public à ne pas s’y présenter jusqu’à nouvel ordre.
Une quinzaine de patients séjournant dans diverses unités de l’hôpital ont contracté la bactérie, d’où l’inquiétude des responsables sanitaires que la propagation entraîne une multiplication des cas chez des personnes déjà affaiblies par d’autres pathologies.
Chacun sait que la bactérie C. difficile se manifeste par de fortes diarrhées, affaiblissant d’autant les patients atteints. Présente de façon importante en milieu institutionnel, cette bactérie se propage en raison de la promiscuité des lieux, par exemple plusieurs patients dans une même chambre, et bien sûr par le relâchement de mesures d’hygiène élémentaires comme le lavage fréquent des mains.
L’hôpital du Sacré-Cœur est très ancien, plus de 50% des chambres accueillent quatre patients qui partagent une salle de bain, d’où les risques de contamination et la nécessité d’isoler les cas identifiés. L’espace manque et l’hôpital, tout en maintenant ses activités, veut réduire les admissions afin d’enlever de la pression en attendant de maîtriser le mieux possible l’éclosion du C. difficile dans ses murs. Il vaudrait mieux téléphoner à l’hôpital du Sacré-Coeur et écouter le message enregistré avant de s’y rendre, ces jours-ci.

