Djavan Habel-Thurton a gagné le prix du meilleur pointeur au dernier tournoi provincial de génie en herbe et demeure un véritable passionné de pantologie.(Photo: Courtoisie)
Quand les génies sortent de leur lampe
À l’âge de seulement 13 ans, le laurentien Djavan Habel-Thurton est considéré comme un véritable petit génie…en herbe. Assoiffé de connaissance, il s’est mérité le prix du meilleur pointeur au championnat provincial de pantologie, un passe temps peu commun, mais en expansion chez les jeunes de son âge.
Ils répondent à des questions de culture générale, sont âgés entre 10 et 80 ans et souhaitent tous être les premiers à appuyer sur leur déclencheur afin de donner la bonne réponse.
Les herbogénistes, adeptes de la science qu’on nomme pantologie, ne sont pas nécessairement de grands intellectuels comme le veut la croyance populaire, mais sont tout simplement intéressés par tout ce qui les entoure.
« Il y a encore beaucoup de préjugés sur l’activité, surtout chez les plus jeunes. Il ne faut pas être surdoué pour jouer à génie en herbe, il faut simplement avoir envie de découvrir et d’apprendre sur toutes sortes de choses », explique Djavan.
Lors du tournoi provincial à Drummondville les 11, 12 et 13 mai, l’équipe de l’école Fernand-Séguin, dans laquelle joue Djavan, s’est par ailleurs méritée la médaille de bronze. À raison d’une heure de pratique par semaine, les quatre jeunes vainqueurs ont travaillé en parascolaire, au service de garde, afin de développer leurs connaissances.
Pour la mère du meilleur pointeur, cette discipline, qui tend à devenir de plus en plus populaire, est une excellente façon de s’ouvrir au monde. «Pour les jeunes, l’apprentissage devient quelque chose de divertissant. Ils s’amusent en équipe, ont la chance de participer à des tournois à travers le Québec et développent très vite une culture générale importante.»
Un intérêt croissant parallèlement à un manque de ressources
Mis en place dans les écoles secondaires en 1982, le mouvement de génie en herbe ne cesse de croître et accueille des joueurs du niveau primaire, collégial, universitaire, de même que des adultes passionnés de pantologie. Le seul problème demeure le manque de personnel dévoué à ces activités parascolaires. «Avec les différents moyens de pression des professeurs dans les écoles, toutes les activités parascolaires ont aujourd’hui plus de difficulté à trouver des enseignants qui s’engagent à encadrer les jeunes. Et c’est franchement dommage puisque la demande elle, est grandissante », explique Pierre Coulombe, directeur général du mouvement provincial Génie en herbe/Pantologie.
Au Québec, une soixantaine d’écoles ont au moins une équipe de petits génies. En tout, près de 200 regroupements s’affrontent chaque année afin de mesurer leurs connaissances.
Si la tendance se maintient, la grande famille des herbogénistes ne cessera de s’agrandir.