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Coup de roue pour un studio ambulant

Florence Turpault-Desroches par Florence Turpault-Desroches
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Article mis en ligne le 19 juillet 2007 à 15:54
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Coup de roue pour un studio ambulant
Lucille Veilleux, responsable du développement de partenariat, Manon Barbeau, fondatrice du Wapikoni, Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et Youri Mourog, directeur administratif de la corporation, pourront continuer de venir en aide aux jeunes Amérindiens grâce à une subvention de 50 000$. - (Photo: Martin Alarie)<[:AC:]$P>
Coup de roue pour un studio ambulant
Le Wapikoni mobile pourra rouler plusieurs kilomètres supplémentaires grâce à une subvention de 50 000$ octroyée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Sans avoir de visée précise, ce montant contribuera à l'évolution du programme, qui vise à permettre aux jeunes amérindiens âgés entre 18 et 30 ans de s'exprimer à travers l'art et de s'intégrer à la société d'ici et d'ailleurs.
Visitant dix communautés autochtones par année, les intervenants, producteurs et réalisateurs propageant l'imaginaire à l'intérieur de leur roulotte, sillonnant le Québec depuis quatre ans.

Parcourant annuellement plus de 16 000 km, le studio de cinéma ambulant est hébergé par l'Office National du film dans des bureaux de Saint-Laurent, et espère traverser l'océan pour s'investir davantage à l'étranger. «Nous avons désormais des répercussions jusqu'en Polynésie française où on nous demande d'aller implanter des Wapikoni afin d'aider des jeunes qui vivent dans des régions éloignées. Le concept plaît également beaucoup en Afrique. Nous espérons donc continuer de développer notre rayonnement à travers le monde», soutient Lucille Veilleux, responsable du développement pour le Wapikoni mobile.
Deuxième roulotte en vue

Autrefois, la corporation s'était donnée pour mission d'aider les jeunes de la rue. Constatant que la clientèle était très large, ils ont préféré se consacrer uniquement aux adolescents autochtones. «Le Wapikoni a pris tellement d'envergure qu'il a fallu se spécialiser pour ne pas s'éparpiller. Les jeunes de la rue ont plus de possibilités pour trouver de l'aide en ville que les Amérindiens, nous avons donc choisi de nous concentrer davantage sur eux», soutient Manon Barbeau, fondatrice de la corporation.

Très emballée par le projet, la députée de l'Acadie et ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, était honorée de pouvoir encourager un projet d'envergure comme celui du Wapikoni mobile. «En tant que ministre, je veux faire en sorte que l'argent se rende directement dans les poches des créateurs. Le Wapikoni mobile aide les jeunes créateurs à trouver leur voie et c'est pourquoi je suis très fière de pouvoir les aider.»

Au cours des prochains mois, les organisateurs du Wapikoni mobile souhaitent mettre une deuxième roulotte en circulation afin de couvrir un plus grand territoire, ouvrir un quatrième studio permanent de même que développer le concept dans d'autres communautés ailleurs dans le monde.

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