Commerces et entreprises de Saint-Laurent peuvent céder leurs résidus pour renflouer les stocks de l'ÉcoBrico, un centre de ressources pour les arts plastiques et le bricolage. (Photo:Martin Alarie)
CPE: Création pro-écologique
Allier mécénat et écologie? Cela est rendu possible pour les entreprises et les commerces de Saint-Laurent. Il leur suffit de répondre favorablement au projet d'un CPE, l'ÉcoBrico, qui consiste à collecter des matières recyclables à des fins d'activités ludiques.
«Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme», énonçait Anaxagore, il y a plus de deux siècles de cela. Une maxime plus que jamais d'actualité, surtout quand éclosent des initiatives originales conciliant recyclage et activités artistiques ou éducatives.
C'est le cas de l'ÉcoBrico, un projet ficelé par le CPE Tchou-Tchou d'un arrondissement voisin, et qui œuvre intensément en territoire laurentien.
En effet, l'arrondissement et son cortège d'entreprises est l'endroit idéal pour achever une quête bien particulière: la création d'un centre de ressources recyclées et réutilisables pour les éducateurs et enseignants. Ainsi, tout particulier, entreprise ou commerce disposant de matériaux en excédent peut déposer ceux-ci dans la besace de l'ÉcoBrico, plutôt que de les faire sombrer dans les bacs à ordures.
«Nous faisons beaucoup de démarches auprès des entreprises et commerces de Saint-Laurent. À date, nous avons réuni diverses ressources, et nous espérons que l'implication continue. Certains sont plutôt coopératifs», raconte Audrey Généreux, coordinatrice du projet. La jeune femme est ainsi partie frapper à la porte de toutes sortes d'institutions, foisonnantes à Saint-Laurent. Depuis le début du mois de juin, la récupération va bon train pour le CPE Tchou-Tchou, qui hérite de matériaux en tous genres: tissus, cartons, plexiglas, bouchons, anneaux de métal, bois, etc.
«Nous sommes prêts à recevoir les matériaux les plus divers. Du papier, nous en avons déjà une certaine quantité.»
L'art et la matière…
Initié début juin, le centre n'a pas encore ouvert ses portes, la phase de collecte restant une propédeutique. Le lancement intégral du projet devrait voir le jour en septembre; en attendant, les ressources sont stockées.
Au départ, les matériaux serviront pour des activités d'art plastique et du bricolage. À terme, le centre aspire à devenir une ressource disponible pour les écoles et les services de garde. Une véritable conciliation de gestes verts, éducatifs et ludiques.
«On va ainsi pouvoir réduire les matières résiduelles produites. Cette deuxième vie donnée aux matières permettra d'éviter de consommer du nouveau matériel», précise Audrey.
Un projet similaire est en cours de constitution au niveau de la Ville de Montréal, et la coordination de ces deux activités n'est pas exclue.
Il y a donc matière à faire pour les entreprises laurentiennes qui peuvent faire d'une pierre deux coups, en vidant utilement leurs tiroirs.