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Décarie, le début de la fin

Sylvain Sarrazin par Sylvain Sarrazin
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Article mis en ligne le 7 septembre 2007 à 11:26
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Décarie, le début de la fin
La phase 3 des travaux sur le boulevard Décarie touche à sa fin. Trottoirs plus larges, stationnements rejetés sur les rues transversales, remise à neuf du mobilier urbain. La phase 4 a été devancée, mais le résultat convaincra-t-il les insatisfaits? (Photo: Jacques Pharand)
Décarie, le début de la fin
L'avant-dernière phase des travaux de revitalisation du boulevard Décarie, soit la partie la plus lourde et la plus importante, s'achève. Après plusieurs mois de chants de pelleteuses, l'heure est venue de creuser sur le sentiment laissé par les opérations. Le terme de la phase 4, ultime étape, est prévue pour fin octobre.
La date butoir donnée par l'arrondissement tombe demain, le lundi 10 septembre. «Nous n'avons pas pris de retard, et la phase devrait bien se terminer si les conditions météo le permettent», prévient Paul Lancôt, directeur des Affaires publiques de l'arrondissement. Une réserve qui s'applique également l’aboutissement des travaux, prévu fin octobre. Les travaux devaient, selon le plan de revitalisation publié avant leur commencement, débuter en juillet et se finir trois mois plus tard environ.

La phase 4 consistera à mettre en route les travaux de finition et marquer les voies, une opération qui s'étendra sur une semaine pour chacune d'entre elles.

Le stationnement reste une des préoccupations principales des commerçants du boulevard Décarie. En effet, l'élargissement des trottoirs a entraîné le déplacement de places de stationnement sur les rues adjacentes à l'artère, une solution qui ne convient pas à tous, en dépit de l'annonce de l'augmentation du nombre de places disponibles. Dans le plan initial, 500 stationnements sont projetés, soit 37 places supplémentaires. En outre, un échange de parcelles de terrain est en cours de négociation avec la commission scolaire Marguerite-Bourgeois. Lors de la séance du conseil du 4 septembre, Serge Lamontagne, directeur de l'arrondissement, a été mandaté pour ces discussions. Il est question d'un échange entre un terrain proche du boulevard Thiemens et le lot situé en front de la rue Ouimet, derrière la Caisse populaire. Ce dernier contient actuellement un stationnement d'environ 30 places, convoité par l'arrondissement.

«Une rumeur est en train de courir à propos de l'augmentation des tarifs des parcomètres sur Décarie, relate Paul Lanctôt. À l'heure actuelle, nous pouvons affirmer qu'elle est totalement infondée. Aucune hausse n'est, pour l'instant, envisagée», rassure le directeur des Affaires publiques.
Un autre son de cloche
Du côté de l’association des marchands, nommée Destination Décarie, les promesses d’un plus grand nombre d’espaces de stationnement n’impressionnent pas. «Tout ce qu’on a pour l’instant c’est 155 places en moins. On ne comprend pas pourquoi ils ont fait ces travaux. Ils ont dépensé 4M$ pour rien», affirme Elan Cohenca, vice-président de l’association.
M. Cohenca, qui est aussi propriétaire du magasin Hobbieville, se questionne également sur les raisons qui ont poussé les dirigeants de l’arrondissement à entreprendre les travaux, alors qu’une grande majorité des gens directement concernés ont manifesté leur opposition face au projet. «Lors d’une grande rencontre avec la maire DeSousa au Centre des loisirs, 90% des gens ont voté contre, et la salle était pleine. En plus, nous avons déposé une pétition avec plusieurs noms pour montrer notre désaccord général.»

D’après M. Cohenca, tous les commerces du boulevard Décarie ont été affectés négativement par la tenue des travaux. «Les revenus ont diminué de 30% à 70% pour tous. Tout le monde a souffert, certains ont fermé et d’autres sont en très mauvaise situation», explique-t-il.

Le porte-parole des commerçants n’est pas très optimiste par rapport au futur non plus. «Le maire DeSousa veut passer une nouvelle loi pour que tous les commerces aient des enseignes de la même grandeur. Certains propriétaires, comme celui du Jean-Coutu, sont très fâchés, car ils devront tout changer leur affichage», précise-t-il. M. Cohenca ajoute que selon lui, ce qui caractérise le boulevard Décarie est son caractère multiculturel et que des enseignes de différentes grosseurs et couleurs dans plusieurs langues font partie du charme de la rue.

Reste à attendre que le flux vital du boulevard Décarie, à savoir la clientèle, emprunte la nouvelle artère, pour juger des conséquences de la revitalisation.

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