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Johanne Théroux: «Optimiser et développer»

Sylvain Sarrazin par Sylvain Sarrazin
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Article mis en ligne le 14 septembre 2007 à 11:26
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Johanne Théroux: «Optimiser et développer»
Johanne Théroux, directrice générale de Moisson Montréal: «Nous voudrions miser sur la transformation des aliments.» (Photo: Jean-Sébastien Cossette)
Entrevue
Johanne Théroux: «Optimiser et développer»
Johanne Théroux est directrice générale de Moisson Montréal. Elle a répondu à nos questions concernant les actions de l'organisation, à Montréal ou à Saint-Laurent.

Les Nouvelles Saint-Laurent: Peut-on considérer Saint-Laurent comme un secteur problématique en termes de pauvreté?

Johanne Théroux: Cela est difficile à évaluer, dans la mesure où certains organismes ne sollicitent pas un approvisionnement auprès de Moisson Montréal. On peut toutefois avancer que 22 753 personnes ont été aidées, en mars 2006, par les organismes avec lesquels nous collaborons. Rapporté sur la population du territoire, qui s'élevait à 77 391 habitants, on obtient un ratio de 29,3%.

En marge de cela, seulement environ 3,5% de nos organismes partenaires se situent dans cet arrondissement. La concentration la plus importante de ces organismes reste Ville-Marie.

NSL:Y-a-t-il une évolution de la pauvreté?

J.T.:Le nombre d'organismes accrédités, notre seul indicateur, ne cesse de croître. Sur un an, nous sommes passés de 187 à 204 organismes.

LNSL:Quelles sont les mesures prises par Moisson Montréal pour lutter contre la pauvreté?

J.T.:Nous travaillons actuellement sur trois volets. Le premier concerne l'optimisation de la qualité de la banque alimentaire. Cela passe par le maintien de l'hygiène dans nos entrepôts et des conditions de travail des bénévoles. Nous cherchons à optimiser nos programmes tout en assurant le développement de nouveaux.

La deuxième action que nous opérons est l'achat de fruits et légumes de première qualité, en permettant une économie de 40% par rapport au prix sur le marché.

Ensuite, face aux pertes liées aux denrées périssables, nous voudrions miser sur la transformation des aliments, pour qu'ils puissent être remis aux divers organismes. Par exemple, Ressource jeunesse Saint-Laurent pourrait bénéficier de ce type de programme.

Enfin, le regroupement des achats des groupes communautaires permettrait de réaliser des économies d'échelle.

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