Bernard Landry a ouvert le congrès annuel de l'Association des professionnels du développement économique du Québec. Cet événement s'est tenu pour la première fois à Saint-Laurent, qui a reçu pour l'occasion de nombreuses personnalités du monde des affaires. En arrière-plan, au centre, M. Dicaire, président du CLD Saint-Laurent et tête pensante du comité organisateur.
(Photo: Martin Alarie)
Développement économique
Ce qu'il reste à faire pour les affaires
Le 48e congrès de l'Association des professionnels en développement économique du Québec s'est tenu pour la première fois en territoire laurentien. Plusieurs invités de marque ont ponctué, à grands renfort de conférences ou de cercles de réflexion, ces trois jours axés sur le thème Le choc du présent. Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec, a ouvert le congrès mercredi 3 octobre. En outre, plusieurs distinctions ont été décernées, l'une d'elles revenant au Développement économique Saint-Laurent.
À l'heure actuelle, plus de 400 membres adhèrent à l'association des professionnels en développement économique du Québec. Ils étaient plus d'une centaine à assister à l'inauguration du 48e congrès, au Marriott Aéroport, à Saint-Laurent. Hommes et femmes d'affaires des quatre coins du Québec se sont installés autour de la table pour alimenter les réflexions sur le développement économique, au niveau mondial mais également au niveau local.
Daniel Dicaire, président du centre local de développement de Saint-Laurent, mais aussi à la tête du comité organisateur cette année, a présenté le programme, très étayé, du congrès.
Bernard Landry a ouvert le bal avec une intervention digne d'un cours magistral. Avant qu'il ne prenne la parole, un étudiant du cégép Saint-Laurent a fait une démonstration de son talent en matière de technologie, en acheminant le CV de l'ancien premier ministre sur un robot télécommandé de sa conception.
La démonstration passée, M. Landry a éclairé, à l'aide de repères historiques fondamentaux, le processus qui a mené à la mondialisation. Fort de cette base, il a livré sa vision d'avenir pour l'économie québécoise. «Le commerce sera de plus en plus fluide, sauf accident», a-t-il assuré à l'assistance. Pour l'avenir, il préconise une union américaine (au sens continental) pour faire contrepoids à l'union européenne, mais aussi à la Chine émergente, dont il a souligné le bénéfice du développement. «La valeur du travail devra être doublée, car nous aurons plus d'inactifs à charge», prévoit-il.
Éplucher une pléiade d'idées
L'échauffement, de haut niveau certes, a ouvert la voie aux interventions qui ont animé le congrès. Une table sur le choc des générations a notamment axé la réflexion sur la relève de la nouvelle génération.
Un autre invité de marque, Henry Mintzberg, a permis d'apporter un angle plus pointu en insistant sur le développement local, un enjeu fondamental pour le parc industriel de Saint-Laurent.
Le jeudi 4 octobre, le débat s'est recentré sur le développement intégré, touchant à des domaines aussi divers que la culture ou l'énergie verte. Les nouvelles pratiques d'affaires ont été abordées, afin de faire le point sur les modèles d'affaire actuels gagnants.
Le congrès s'est terminé par une assemblée générale ainsi que par une intervention portant sur l'innovation.
La tenue du congrès de l'APDEQ, qui n'avait pas eu lieu à Montréal depuis 1999, est forte de sens pour Saint-Laurent. «Le cercle des membres et partenaires de l'association tend à s'élargir, fait remarquer Cécile St-Pierre, chargée de communication de Développement économique Saint-Laurent. La question de la rétention d'entreprises est l'une des préoccupations majeures actuelles.»
Cependant, comme le suggère Bernard Landry, a-t-on «toutes les raisons d'être optimistes»?
(Photo: Martin Alarie)
(Photo: Martin Alarie)