Les transports, des autobus aux vélos en passant par le transit de marchandises, sont vivement discutés pendant les consultations publiques, avant que le plan de transport local ne soit engagé. (Photo: Martin Alarie)
Plan de transport local
Sur la route des consultations
Le centre des loisirs a constitué un carrefour d'idées pour les citoyens, représentants d'organismes et de l'arrondissement, lesquels ont pu soumettre leurs préoccupations, solutions ou désirs au sujet du fonctionnement des transports à Saint-Laurent. Le 30 octobre, une wagonnée d'une soixantaine de personnes ont constitué des groupes de travail, par thème. Ces consultations publiques sont un prélude à la mise en route du plan de transport de l'arrondissement.
Avant de démarrer le moteur, autant se munir d'un plan précis et éviter de bifurquer en cours de route. C'est un peu l'idée qui a conduit la tenue de deux séances de consultations publiques, les 30 octobre et 1er novembre. Compte-rendu de la mise en contact…
Réunis au centre des loisirs, les citoyens laurentiens étaient conviés à vider leur coffre d'idées et de soucis. Des représentants d'organismes, de l'association des commerçants par exemple, se joignent aux débats. Les élus d'arrondissement se sont également embarqués dans le bateau.
«Nous sommes en début de processus ce soir», indique Yves Dallaire, directeur de projet au sein de la firme Tecsult, mandatée pour établir le futur plan de transport. «Il s'agit d'un pré-diagnostic, pour valider les premières consultations, recueillir les suggestions. Ainsi, nous aurons une base pour pouvoir effectuer des analyses approfondies en fonction des éléments recueillis», précise-t-il.
Railler les transports?
Les participants avaient été réunis par groupes, autour d'une dizaine de tables, chacune ayant été garnie d'un modérateur et d'un secrétaire. Un souci d'homogénéité entre les divers «intérêts» afin d'éviter la constitution de blocs qui se confineraient à leurs seules préoccupations.
Car si les solutions furent annotées au fil de la soirée, certains participants étaient quand même venus avec l'idée d'en découdre. «Je viens pour grogner, annonce d'emblée une des citoyennes. J'habite près du Nouveau Saint-Laurent, et il faut souvent attendre les bus pendant une demi-heure…»
«Je viens pour l'intérêt général, mais aussi pour un intérêt spécifique, livre Robert Perron, un autre Laurentien. Le volume de circulation trop important, par exemple, souvent lié au trafic de transit. On aimerait aussi connaître les plans à venir.»
Avant de passer la première vitesse des consultations, un tour d'horizon a été dressé par Frédéric Lamarche, partie prenante du projet de plan de transport pour le compte de la firme engagée à cet effet. «Le réseau de transport est assez bien pourvu de façon générale, mais on remarque un manque de voies réservées pour autobus et de pistes cyclables», a-t-il souligné, avant d'énumérer les principales problématiques liées aux transports. Ces dernières vont des congestions sur le boulevard Lebeau jusqu'aux nœuds d'accessibilité à l'emploi du côté de l'aéroport, en passant par le stationnement de Décarie.
Les groupes de travail avaient toutefois une boussole afin d'éviter de dérailler dans des sujets épars. Le premier atelier proposait de constituer une vision, un idéal pour Saint-Laurent; le second devait mettre à plat les enjeux et les préoccupations de tous; le troisième et dernier thème avait pour fonction de collecter les suggestions et esquisses de solutions.
Les tableaux noircis par les idées ont pu être synthétisés de manière collégiale en fin de réunion.
La deuxième vitesse doit être passée lors de la consultation du jeudi 31 octobre, dont nous ferons état dans une prochaine édition.
(Photo: Jasmin Boisvert)