La Grande Mascarade, l'histoire d'un parcours initiatique qui a rapidement emballé la critique. Pour un premier roman, c'est un beau tour de force!
(Photo: Courtoisie)
Livres
Bas les masques, A.B. Winter!
Derrière ce pseudonyme qui fait office de masque, se cache une jeune auteure ayant eu Saint-Laurent pour berceau. Elle nous invite dans la ronde initiatique de La Grande Mascarade, son premier roman, publié il y a quelques mois. Portrait sans artifices.
A.B. Winter, ce n'est pas son vrai nom. Juste l'un des masques portés par cette talentueuse écrivaine. Son ombre plane au-dessus de Sydney Hughes, personnage principal de son ouvrage, qui se lance dans la recherche de son identité la plus intime, perdue sur la route menant vers la vie adulte. Avec pour point de départ une lettre écrite de sa main d'enfant, l'héroïne est amenée à explorer les quatre coins du globe, mais avant tout son propre monde. Vers une vérité qui nous dépasse…
L'ouvrage d'A.B. Winter connaît un succès grandissant depuis sa sortie au mois de mars. Présente au 30e Salon du livre de Montréal, l'occasion fut excellente pour découvrir le vrai visage de l'auteure, pour qui toutes les influences historiques, philosophiques ou psychologiques gravitent autour de l'écriture.
Les Nouvelles Saint-Laurent: Sydney Hughes, personnage principal de La Grande Mascarade, se ballade d'un pays à l'autre, y compris à Montréal. Estimez-vous qu'il s'agit d'une ville inspirante?
A.B. Winter: Oui, tout à fait! J'ai vécu cinq ans à San Francisco, puis je suis rentrée à Montréal il y a trois ans, parce que j'adore cette ville et je ne peux plus m'en passer.
LNSL: Vous êtes née et avez été élevée à Saint-Laurent, est-ce aussi un lieu d'inspiration?
A.B.W. : Si on m'avait posé la question il y a quelques années, j'aurais répondu non. Mais passé le cap de la trentaine, on fait toujours un retour aux sources. On se rend compte que finalement, à Ville Saint-Laurent, on reste très proche du centre-ville, ça reste un endroit calme avec de beaux parcs. Mes parents y habitent toujours, en face d'un endroit magique. Mais si on m'avait posé la question il y a dix ans, j'aurais dit "Ville Saint-Laurent? Mon dieu, non, c'est un trou!"
LNSL: Est-ce votre regard ou l'endroit qui a évolué?
A.B.W. : Hum… certainement un peu des deux!
LNSL: Parlez-nous un peu de votre livre…
A.B.W.: La Grande Mascarade, c'est deux choses. D'une part, la vie effrénée de Sydney, qui prend connaissance d'une lettre écrite lorsqu'elle était enfant. Cela va remettre son existence en question et constituer le début d'une quête. D'autre part, l'histoire de fond traite de l'existence d'un réseau mondial… (Note: la suite de la réponse a été est censurée pour ne pas tuer le suspens de la trame!)
LNSL: Ce roman a été affilié avec L'Alchimiste le best-seller de Paulo Coelho, êtes-vous d'accord avec cela?
A.B.W. : Oui, c'est vraiment un thriller psychologique et spirituel, dans la lignée du Messie récalcitrant, de La prophétie des Andes. On y suppose un monde parallèle. Un rapprochement avec La Matrice est possible, si l'on enlève l'aspect technologique!
LNSL: Sydney est à la recherche de son «moi» propre. Est-ce que l'écriture de ce livre a constitué, pour vous, une introspection du même type?
A.B.W. : Un jour, en faisant du ménage dans mes affaires, j'ai retrouvé une boîte avec tous mes journaux intimes de petite fille. En relisant mes écrits de l'époque, j'en suis venu à me demander qui, dans le fond, est la plus près de ce que je voulais vraiment être. Ce qui a inspiré le livre.
LNSL: Quid de votre participation au 30e Salon du livre de Montréal?
A.B.W. : C'est l'occasion de rencontrer mes lecteurs, car j'ai beaucoup de réactions de leur part. Le succès va grandissant, le livre a été distribué à plus de 3000 exemplaires, j'ai reçu des centaines de courriels, un groupe s'est créé sur Facebook, c'est vraiment formidable!
(Photo: Courtoisie)
(Photo: Courtoisie)