Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Les Nouvelles Saint-Laurent News
Entete Acceuil1 STL
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La grossesse au Québec et en Côte d’Ivoire

Article mis en ligne le 27 novembre 2007 à 12:13
Soyez le premier à commenter cet article
La grossesse au Québec et en Côte d’Ivoire
Fatima Sidibé, d'origine ivoirienne, a eu son bébé après 11 mois de grossesse. (Photo: Mariama Soumaré)
La grossesse au Québec et en Côte d’Ivoire
Je m'appelle Mariama Soumaré. Je suis Ivoirienne d'origine et cela fait 14 mois que je suis au Québec. J'ai 22 ans, et je vis avec mon mari et mon fils de deux ans. J'ai le réussi mon secondaire cinq et une formation en vente. J'aime la musique et la natation. Je déteste l'hypocrisie et l'égoïsme. Comme qualités, je suis attentive, compréhensive, honnête et sociable.
Les femmes éprouvent souvent des problèmes au cours de la grossesse. Certains sont mineurs, tandis que d'autres peuvent mener à une fausse couche. Comment se déroulent les neuf mois d’une grossesse en Côte d’Ivoire et au Québec?
Je suis d’origine ivoirienne. Quand je suis arrivée au Québec, j’avais un seul fils. Mon mari et moi avons décidé de faire un autre petit garçon pour qu’ils puissent jouer ensemble. Cela a été le début de notre calvaire.

Nous sommes arrivés avec nos petites économies faites en Afrique. Parce que je n’avais encore ma carte d’assurance maladie, il fallait que je paye pour chaque consultation, qui coûtait au moins 200$.

À ma 11e semaine de grossesse, j’ai commencé à perdre un liquide transparent, comme si j’allais accoucher. Je me suis rendue à l’urgence. J’ai expliqué au médecin que j’ai eu ce même problème dans mon pays d’origine et que mon gynécologue m’avait prescrit des hormones.

À Saint-Laurent, le médecin que j’ai rencontré m’a dit de retourner à la maison en me rassurant et en me disant de revenir si la douleur était toujours persistante. Je suis revenue à l'hôpital et pourtant, on m’a retourné une autre fois chez moi. J’ai perdu mon bébé…

Ce fut une expérience difficile pour mon mari et moi. Par contre, il y a des personnes qui ont vécu de beaux moments durant leur grossesse. Même si toutes les femmes souhaiteraient avoir une grossesse de rêve, ce n’est pas toujours la réalité…
Accoucher seule
Nubia Davila est une jeune femme d’origine colombienne qui a passé les neuf mois de sa grossesse comme une expérience heureuse et facile. Cependant, elle se sentait isolée parce qu’elle venait de déménager en banlieue et ne connaissait personne à Vaudreuil. Tous ses amis vivaient à Montréal.
Elle voulait que sa mère assiste à son accouchement, mais elle n’a pas pu parce qu’elle était en Colombie. Nubia Davila était donc stressée. Elle pense que c’est à cause du stress que son bébé a mis du temps avant de naître. Finalement, après plus de 20 heures de contractions à l’hôpital, son bébé est venu au monde en bonne santé.

Est-ce que cette expérience lui donne envie de faire un autre enfant? «Si j’étais plus jeune, je n'y penserais pas deux fois. J’aurais un autre enfant tout de suite, parce qu’avoir un enfant, c’est une expérience merveilleuse», déclare Nubia Davila.
Du soutien lors d’une fausse couche
Cela fait exactement neuf mois que Ramona Moldovan, d’origine roumaine, a immigré au Québec avec sa famille. Elle n’a toutefois pas eu la chance de vivre les neuf mois de sa grossesse. Elle a fait une fausse couche après huit semaines.
C’était difficile: une nouvelle vie, un nouveau travail, et la confirmation d’une grossesse qui était le bonheur et l’espoir de vivre.

Lors de la première échographie, le médecin a annoncé à Ramona que le fœtus avait arrêté d’évoluer depuis trois semaines. Pour elle, c’était impossible, inacceptable, parce que son corps n’avait pas réagi à ce problème.

Elle espérait toujours que ce soit une erreur médicale. Trois jours plus tard, elle a saigné et s’est rendue à l’hôpital. C’est à ce moment qu’elle a vraiment compris que le bébé était mort.

«Les médecins de l’Hôpital juif ont été professionnels, attentifs, compréhensifs, et ont apaisé ma peine», raconte Ramona Moldovan. En tant que nouvelle immigrante, elle a trouvé du soutien auprès de ses collègues de travail.
Accoucher en Côte d’Ivoire
Fatima Sidibé est une jeune femme ivoirienne. Elle vit au Québec depuis huit mois, mais c’est dans son pays d'origine qu’elle a conçu son petit garçon.
À trois mois, puis à sept mois de grossesse, le col de son utérus menaçait de s'ouvrir. Des traitements ont permis au col de se refermer. «Les traitements ont tellement bien fonctionné que j’ai eu deux mois de plus de grossesse», affirme Fatima Sidibé.

Elle a accouché à onze mois de grossesse, parce qu’à neuf mois, le bébé n’avait pas encore fait la rotation lui permettant de venir au monde la tête en premier. Son médecin a finalement provoqué l’accouchement, qui s'est déroulé sans problème. Le bébé était en parfaite santé.
Être sage-femme en Côte d’Ivoire
Camara Kikounanou, mère de trois enfants, a exercé le métier de sage-femme pendant 12 ans en Côte d’Ivoire, où elle faisait le suivi de la grossesse et l’accouchement. En décembre 2006, elle a immigré au Québec avec sa famille.
«En Côte d’Ivoire, la majorité des suivis de grossesse et des accouchements se font par les sages-femmes», déclare Mme Kikounanou. En Côte d’Ivoire, le suivi de la grossesse se fait en trois périodes.

Le premier trimestre consiste à faire une échographie dans le but de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une grossesse extra-utérine. «Dès la première consultation pour les grossesses normales, on fait une prévention du paludisme et de l’anémie avec des pilules contre la malaria et l'anémie», dit la sage-femme.



Un carnet mère-enfant relate le suivi de la grossesse, les vaccinations, le bilan biologique, ainsi que les examens sanguins, d’urine et des selles. Ce même carnet deviendra, après l’accouchement, le carnet de l’enfant. Dès que la mère a le carnet en main, elle a un rendez-vous chaque mois avec une sage-femme pour les grossesses sans complications, et avec un gynécologue pour les grossesses à risque.

Le deuxième trimestre comprend une échographie obstétricale, dans le but de déceler toute malformation fœtale et de pouvoir intervenir à temps. «On peut faire une interruption de la grossesse si on constate une malformation fœtale et s’il n’y a pas d’autres solutions», explique Camara Kikounanou.

Au troisième trimestre, on procède à une troisième échographie obstétricale ayant pour but de pronostiquer l’accouchement. Notons que les futures mères ont aussi doit à des cours prénataux.

En Côte d’Ivoire les accouchements simples se font dans les maternités, tandis les accouchements avec risques se font dans hôpitaux ou en clinique. Dans les maternités, les femmes entrent d’abord en salle de travail, ensuite en salle d’accouchement, puis en salle d’observation.
Un beau moment
Les neuf mois de la grossesse sont parmi les moments les plus beaux qu’une femme puisse vivre. Même s'il y a parfois des complications, la femme, d'où qu'elle vienne, aura toujours envie de faire des enfants.

(Photo: Mariama Soumaré)

(Photo: Mariama Soumaré)

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • La crise de crédit américaine nous plongera-t-elle en récession ?
  • Oui
  • Non

Liens