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L’affaire Tournesol se dénoue

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Article mis en ligne le 30 novembre 2007 à 17:59
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L’affaire Tournesol se dénoue
Les locataires des Résidences Tournesol, au cœur d’une controverses cet automne, on finalement été dédommagés pour les problèmes qu’a causé l’installation de ressources intermédiaires dans leurs anciens logements. (Photo: Archives)
L’affaire Tournesol se dénoue
Les personnes âgées affectées par l’installation de ressources intermédiaires aux Résidences Tournesol ont finalement été relocalisées et dédommagées en bonne et due forme. Si l’expérience a été laborieuse, elle n’a pas découragé les gens du CSSS à collaborer avec le privé dans l’avenir.
En octobre dernier, on apprenait que 42 locataires des Résidences Tournesol, situées sur la rue Bois-de-Boulogne, avaient été sommés de quitter leur logement. Le propriétaire, la compagnie Cogir, souhaitait récupérer ces appartements pour en faire des ressources intermédiaires (RI), des logements destinées aux personnes semi-autonomes. Leur partenaire et chef d’orchestre du projet, le CSSS Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent, s’était dit surpris de la manière cavalière avec laquelle on avait indiqué la porte aux personnes âgées.

Par la suite, le CSSS, appuyé par le Comité logement Bordeaux-Cartierville, s’était interposé. Après une première rencontre au début du mois d’octobre, un comité des résidents a été formé, et on a entrepris de rencontrer chaque résident affecté par la relocalisation individuellement. «On a rencontré 37 des 42 personnes relocalisées, afin de voir ce qui avait été décidé avec Cogir, où on pourrait les relocaliser, et de leur offrir du support psychosocial», relate Daniel Corbeil, directeur général du CSSS.

Deux autres rencontres d’information ont été tenues, et plus de 200 résidents et leurs familles y ont assisté. De l’autre côté, Cogir a aussi été rencontré. «On a agi comme ombudsman auprès de Cogir», explique M. Corbeil.
Relocalisation et compensation
Le 8 novembre, une entente est survenue. «À ce jour, tous les dossiers sont réglés à la satisfaction de tout le monde», affirme M. Corbeil. Tous les résidents sont présentement installés dans leurs nouveaux logements, à l’exception d’une personne. La plupart d’entre eux ont été relocalisés dans des édifices appartenant à Cogir, soit aux Résidences Tournesol même, soit ailleurs.
Quant aux compensations que les personnes à qui on a demandé de quitter leur logement étaient d’attendre, elles prendront la forme d’exemptions de loyer. «En accord avec le code civil, trois mois de loyer ont été offerts aux personnes qui ont été relocalisées une fois, et six mois à celles qui ont dû déménager deux fois», rapporte M. Corbeil. Dans la plupart des cas donc, les trois premiers mois de loyer dans le nouvel appartement seront gratuit.
Du PPP pour les RI
Le CSSS et son partenaire privé, Cogir, ont donc désormais le champ libre pour effectuer les travaux préparant le terrain pour l’installation de ressources intermédiaires. 15 places, développées en priorité, seront disponibles dès le temps des Fêtes, et les quarante autres devraient être ouvertes au printemps.
Les aléas de la relocalisation n’ont pas découragé le directeur général du CSSS de faire affaire avec des résidences privées pour installer des RI. «C’est certain qu’on aura appris de nos erreurs. On est maintenant mieux outillé pour faire la relocalisation des personnes âgées», explique M. Corbeil. Ces apprentissages serviront donc lorsque 38 places supplémentaires seront installées prochainement aux résidences Notre-Dame-Des-Anges. Un édifice sera aussi construit sur la rue Grenet.

Rappelons que ces partenariats avaient été remis en cause par les représentants du Comité logement suite aux incidents des Résidences Tournesol, qui ont dénoncé «la complicité» du CSSS avec Cogir lors du dernier conseil d’arrondissement. «Le CSSS est à la fois gestionnaire et garant du bien-être des membres de la communauté», explique M. Corbeil. Si l’organisme est liée par le processus des appels d’offres et l’impératif d’octroyer les contrats aux meilleurs soumissionnaires – en l’occurrence Cogir, il continue, affirme M. Corbeil, à avoir à cœur les intérêts des personnes âgées.

Selon lui, le partenariat avec le privé est une solution inévitable pour les institutions publiques chargées de mettre en places les RI. «Il faut les mettre quelque part, nos RI, et on ne peut pas tout construire», plaide M. Cobeil. Le gouvernement provincial a imposé cette année la création de plus de 400 ressources intermédiaire à travers le Québec.

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