Le conseiller du district de Sault-au-Récollet, Jean-François St-Onge, est en charge de mener le chantier sur la réforme démocratique dans l’arrondissement. <[:AC:]CP<(Photo: Jacques Pharand)<[:AC:]$p>
Lifting démocratique dans l’arrondissement
Une réforme pour une plus grande participation citoyenne
Lors du conseil d’arrondissement de lundi, le conseiller Jean-François St-Onge a annoncé le début d’un chantier pour réformer les structures démocratiques dans Ahuntsic-Cartierville. Comme on veut mettre les citoyens au centre de cette réforme, aucune prédiction ne peut être faite sur sa nature tant que leurs suggestions n’auront pas été entendues.
«Cette réforme, c’est d’abord une de nos promesses électorales, celle de se rapprocher des citoyens pour que notre gestion reflète mieux leur volonté», déclare d’emblée M. St-Onge, responsable du chantier. Il ajoute que les commentaires et demandes répétées des citoyens ont confirmé la nécessité de réformer les structures mises en place en 2001 qui «conviennent peut-être dans d’autres arrondissements, mais ne sont pas adéquates ici», croit le conseiller.
Une des choses que l’on souhaite changer est la manière dont on consulte les citoyens pour certains dossiers, en tenant une assemblée publique une heure avant les séances du conseil. «Les gens y vont peu, soit parce qu’ils ne sont pas au courant de la tenue de ces rencontres, soient parce que ça ne leur convient pas», note M. St-Onge. L’arrondissement distribue désormais des avis de porte en porte pour les secteurs touchés par les consultations, mais on veut aller plus loin encore.
Le fonctionnement du conseil d’arrondissement pourrait aussi être examiné. M. St-Onge trouve insuffisant le nombre de citoyens qui le fréquente (en moyenne une quarantaine par séance). Il évoque aussi la possibilité de poser plus d’une question lors d’une intervention, ou de faire durer la première période de questions plus longtemps – des demandes courantes de la part des citoyens.
Un moment bien choisi
Mais pourquoi choisir de lancer ce chantier maintenant? «C’est bientôt le moment de notre bilan de mi-mandat. Après deux ans au pouvoir, on est rendu assez loin pour le faire», déclare M. St-Onge, pour qui les événements de l’actualité n’ont rien à voir avec cette décision. «Ça fait déjà trois ou quatre mois que je parle de démocratie en caucus, et cela suite à des commentaires que j’entends de la part de mes citoyens. Les récentes publications n’ont pas motivé notre initiative», dit-il, faisant référence à la vérification sur les contrats de déneigement, au déménagement et au dossier Gouin-Millen.
Rien à voir non plus avec la motion proposée lors du conseil du mois de novembre par la chef de l’opposition et conseillère Noushig Eloyan, qui demandait que les dossiers soient remis 72 heures avant les séances du conseil. «Sa motion était minimaliste et répondait à ses intérêts personnels», commente M. St-Onge, lançant au passage quelques pointes à la conseillère du district de Bordeaux-Cartierville qui «instaure un climat malsain dans l’arrondissement, en exigeant que notre équipe change des façons de faire qu’elle-même n’a pas voulu modifier quand elle était au pouvoir.»
Les étapes vers la réforme
L’arrondissement fait appel à l’Office de consultation public de Montréal pour déterminer la meilleure manière de recueillir les commentaires et suggestions. D’après M. St-Onge, des consultations devraient se tenir entre janvier et mai 2008, car le rapport devra être déposé en juin 2008. «Ces rencontres seront déjà un moyen de tester des façons de consulter», indique-t-il.
Les consultations concernant le Fonds vert et le Plan famille serviront également de bases pour repenser les structures, ainsi que les exemples fournis par d’autres arrondissements. «Les structures mises en place dans l’arrondissement Plateau Mont-Royal sont très avant-gardistes. On peut aussi citer certaines banlieues où les maires ouvrent leurs portes aux citoyens le samedi. Est-ce qu’on peut transposer ces exemples à Ahuntsic-Cartierville ? C’est ce qu’on verra», évoque M. St-Onge.
Il espère voir participer les citoyens en très grand nombre aux travaux en vue de la réforme. «On veut surtout éviter d’arriver avec des idées formulées par les élus. Ce sont les citoyens qui doivent nous dire ce qu’ils veulent.» Les dates des consultations seront annoncées sous peu, et un financement puisé à même le budget de fonctionnement de l’arrondissement sera établi. Les résultats des consultations devraient être diffusés lors du conseil du mois de juillet 2008, pour être appliqués en septembre.