Thomas Corriveau a compose une œuvre visuelle plutôt renversante, avec ce Valet de trèfle aux interprétations à multiples facettes.
(Photo: Martin Alarie)
Montréal se veut reine de la culture
Valet de valeur
Un nouvel invité très spécial demeure désormais au Centre des loisirs de Saint-Laurent. Il vous attend au détour d'une volée de marche, vous ne saurez le manquer: le valet de trèfle, une œuvre conçue par un artiste professionnel, monte la garde. Force est d'avouer qu'il est plutôt… renversant!
L'exposition de l'œuvre entre le cadre de la politique de développement culturel de la Ville de Montréal. L'initiative, baptisée L’art public dans les arrondissements, vise à mettre à la disposition de tous le travail d'artistes, en arts visuels par exemple, comme c'est le cas à Saint-Laurent. Essaimer le goût pour la culture, favoriser une plus grande accessibilité aux arts, encourager et soutenir les projets d'art public dans les quartiers… autant d'objectifs que cette politique tente d'atteindre.
Le projet de l'artiste Thomas Corriveau, intitulé Valet de trèfle a retenu l'attention du jury pour orner la cage d'escalier du Centre des loisirs. Le 5 décembre, l'œuvre était inaugurée et désormais un nouveau regard les férus de culture gravir les marches.
La pièce murale installée sur le grand mur de la cage d’escalier du Centre des loisirs, comporte des éléments reconnaissables au premier coup d’œil : des figures animées aux couleurs vives et qui invitent à une lecture ludique. La figure familière du valet de trèfle dans un jeu de cartes rappelle la loyauté, la générosité et l’entraide. Tout comme cette figure, le champ de verdure symbolisé par des répétitions de trèfles et les motifs de clef grecque, de ceinture fléchée et de triangles en alternance (tous réalisés en sérigraphie) évoquent plusieurs connexions symboliques et métaphoriques au lieu, à sa vocation et à ses utilisateurs. Les visiteurs pourront y voir, tant la thématique du jeu et du loisir, que celle du multiculturalisme.
Le Valet de trèfle propose une expérience picturale stimulante à partir de l’assemblage de fragments imprimés qui forment une image aux multiples possibilités de lecture.
«Pour Saint-Laurent, c’est la volonté de notre conseil de faire partie de ce grand projet de métropole culturelle internationale et de s’y impliquer grâce à des initiatives qui nous identifient», a souligné le conseiller d'arrondissement Maurice Cohen, à l'occasion du dévoilement de la réalisation. «D’une grande qualité esthétique, l’œuvre Valet de trèfle est aussi très représentative de la vocation des lieux et des gens de tous âges et origines qui fréquentent le Centre des loisirs, a-t-il jugé. Que la Ville de Montréal, grâce à son expertise et à son soutien financier, ait ajouté à nos efforts de rendre plus accessible la culture en nous donnant les moyens d’accueillir une œuvre d’art public de la trempe de Valet de trèfle ajoute assurément à la qualité de notre offre de service et enrichit notre environnement.»
Jouer la carte de la culture, cela valait la peine avec ce valet.
La règle de quatre
L’œuvre sélectionnée est le choix d’un jury constitué de quatre personnes. Après avoir analysé la candidature de plusieurs artistes, quatre candidats, puis trois finalistes ont eu la chance de présenter leur projet aux membres du jury. Le choix final est retenu en fonction des critères de sélection suivants:
- L’intérêt de la démarche artistique
- L’excellence et la qualité des travaux antérieurs
- L’expérience dans la réalisation de projets comparables
- La pertinence de la proposition d’intention
(Photo: Martin Alarie)