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Départ du directeur de l’arrondissement

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Article mis en ligne le 11 janvier 2008 à 15:53
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Départ du directeur de l’arrondissement
Éric Lachapelle, directeur de l’arrondissement, quitte son poste un an avant la fin de son contrat, avec près d’un an de salaire en indemnité. (Photo: Jacques Pharand)
Départ du directeur de l’arrondissement
À un an de la fin de son contrat, le directeur de l’arrondissement, Éric Lachapelle, quitte son poste - avec compensations financières. Ce départ permettra, selon la mairesse Marie-Andrée Beaudoin, de donner un souffle nouveau aux grands projets de son administration. Pour la conseillère Noushig Eloyan, ce départ est plutôt symptomatique d’une «crise administrative».
D’emblée, la mairesse précise que le départ du directeur de l’arrondissement n’est pas encore officialisé car cette décision doit être validée par le conseil d’arrondissement lors de la séance de lundi. Elle indique également qu’il s’agit d’une décision commune entre l’arrondissement et M. Lachapelle. «M. Lachapelle a relevé avec brio les défis que nous lui avions donnés en début de mandat. Il a entre autres aidé à générer des surplus financiers, à rendre possible les travaux dans les parcs, à amener du changement… Son travail est accompli. On entre maintenant dans une autre étape, une période de consolidation. Ça prend, pour cela, quelqu’un avec un leadership différent», explique la mairesse.

Cet homme, pour l’instant, c’est Réjean Durocher, l’actuel directeur des Travaux publics, qui devrait reprendre le flambeau si le conseil l’approuve. «Ce sera d’abord un intérim, puis le poste permanent sera ouvert tel que le prévoit la procédure du service du capital humain. M. Durocher va postuler sur son propre poste», explique Mme Beaudoin, ajoutant ne pas pouvoir présumer de l’issue du processus de sélection.

M. Durocher sera quant à lui remplacé par Gilles Côté, l’actuel chef de division des études techniques.
Contrat interrompu et indemnités de départ
Le contrat de M. Lachapelle ne se terminait que le 31 décembre 2008. «Le contrat d’embauche type pour ces postes-là, à la Ville, est de trois ans. Mais on s’était donné une période de deux ans pour accomplir le mandat qu’on s’était donné avec M. Lachapelle», relate Mme Beaudoin. Ce changement de garde prématuré était-il donc prévu dès l’embauche? «On avait prévu un mandat précis; je ne savais pas combien de temps ça prendrait au départ parce que c’était une tâche énorme. M. Lachapelle l’a réalisé en deux ans, alors chapeau», répond la mairesse.
Le départ du directeur implique des frais, car, toujours selon le contrat type, des indemnités de départ doivent être versées à une personne qui voit son mandat interrompu avant sa fin. «Le salaire de M. Lachapelle était de 125 000$ par année. En accord avec le contrat, on lui versera une année de salaire, moins les 15 jours qui viennent de passer», informe Aude Clotteau, chef de division, protocole et relations publiques de l'arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

Mme Beaudoin considère que cette dépense est compensée par le fait que le travail de M. Lachapelle a fait faire des économies à l’arrondissement. «Nommez-moi un directeur d’arrondissement dans Ahuntsic-Cartierville qui dans les dernières années a fait faire un surplus de deux millions. C’est exceptionnel», déclare-t-elle. Pour elle, le coût en vaut la chandelle. «Préfère-t-on économiser 125 000$ ou s’assurer qu’on atteint nos objectifs pour le futur?»
Eloyan dubitative
Pour la conseillère de Bordeaux-Cartierville, il faut plutôt chercher du côté d’une «crise administrative» dans l’arrondissement pour expliquer le départ de M. Lachapelle. Elle rappelle que Daniel Labrecque, chef de division des parcs, est toujours suspendu avec solde alors que la Ville procède à une vérification concernant des allégations de favoritisme. «Le directeur de l’arrondissement est responsable des embauches, donc de l’embauche de M. Labrecque. C’est lui qui est allé le chercher à Repentigny, d’où il est lui-même issu. C’est lui qui a monté le réseau à partir de la filière Repentigny, et ensuite Bell et CDEC. De 15 à 20 personnes ont été embauchées de cette façon, sans affichage ni concours», estime-t-elle.

Mme Eloyan porte ultimement le blâme sur la mairesse elle-même. «C’est elle qui l’a engagé. C’était son bras droit. Et maintenant, à peine deux ans après l’arrivée au pouvoir de son équipe, Mme Beaudoin est obligée de défaire ce qu’elle avait monté», commente-t-elle.

Éric Lachapelle ne sera pas relocalisé au sein de l’administration de la Ville de Montréal et est pour l’instant sans emploi, selon Aude Clotteau. Quant à la vérification administrative concernant M. Labrecque, Mme Beaudoin estime que les résultats arriveront d’ici quelques jours. Rappelons que cette procédure, qui devait prendre deux ou trois semaines, est en cours depuis novembre.

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