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La maison Robert revient de loin

Sylvain Sarrazin par Sylvain Sarrazin
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Article mis en ligne le 26 février 2008 à 12:32
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La maison Robert revient de loin
La visite du Conseil du patrimoine est un élément symbolique du vent de changement qui souffle sur les murs de la maison Robert. Après une forte mobilisation, le processus de sauvegarde semble être en bonne voie. (Photo: Maya d'Alarie Photo)
La maison Robert revient de loin
La plus ancienne habitation de Saint-Laurent est à nouveau à la croisée des regards. Inscrite par l'arrondissement dans la liste des bâtiments à préserver, elle a également reçu la visite du conseil du patrimoine. En marge d'une mobilisation croissante pour sa défense, il semblerait que sa date de construction soit antérieure à celle inscrite sur les plans de la ville. Détails.
Elle n'a pas bougé d'un pouce depuis d'incalculables années. C'est autour d'elle que tout s'agite. Que les saisons passent, que les hommes trépassent, et que des concurrents de béton bien plus modernes prennent naissance.

Enracinée au 3902 chemin Bois-Franc, la maison Robert aurait pu être victime des turbulences qui l'entourent. Depuis plusieurs mois, c'est un tumulte d'une toute autre nature qui l'environne. Prenant peu à peu conscience de la valeur patrimoniale d'un tel édifice, particuliers et organismes ont pris tour à tour position pour la défense de ces anciens murs.

Premièrement, la maison apparaît à nouveau dans la liste des secteurs et bâtiments patrimoniaux soumise lors de la modification des règlements d'urbanisme (voir l'article à ce sujet). L'objectif visé, selon le document présenté au cours de la consultation publique du 18 février, est de «protéger les caractéristiques architecturales et paysagères des bâtiments et des secteurs d'intérêt patrimonial et assurer l'intégration des nouveaux bâtiments et des modifications aux bâtiments existants à leur contexte». La réglementation suggère ainsi une préservation globale de la maison Robert, actuellement cernée par des projets de constructions, lesquels se répandent comme une traînée de poudre dans le Nouveau Saint-Laurent.

Autre geste symbolique de remous dans le secteur public, la visite des membres du conseil du patrimoine, le 18 février dernier. Un avis devrait être rendu au cours des prochaines semaines, élément qui pourrait peser lourdement dans la balance.

Par ailleurs, des documents historiques remettent en question la véritable date de construction de la maison (lire l'article à ce sujet www.nouvellessaint-laurent.com)
Mobilisation et immobilisation
Côté communautaire, les rangs grossissent depuis les multiples appels lancés par André Bélanger. Cet ardent défenseur de la maison Robert, laquelle a appartenu à ses ancêtres, avait rallié de nombreux soutiens et sollicité les principaux organismes de défense du patrimoine, afin de faire connaître la cause, au moyen d'un dossier de recherches très complet. Il avait en outre formulé la possibilité de déplacer la maison. Héritage Montréal, très tôt, s'est intéressé à la cause. Cependant, Dinu Bumbaru, directeur des politiques que l'organisme «n'est pas favorable à un déplacement en tant que tel, puisque le contexte de la maison doit être sauvegardé».

Particuliers et organismes s'étaient greffés à la cause, tels que la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, le Conseil des monuments et sites du Québec, les Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec, etc.

À propos du mouvement d'actions créé autour de la maison, André Bélanger commente: «Je suis ravi. Mais je ne peux pas prendre ça pour acquis. La Ville décidera de ce qu'il faut faire si elle est classée; mais il y a des exemples de maisons qui, même classées, continuent de se dégrader. Il faudra rester vigilant.»

Au final, les mécanismes de sauvegarde semblent s'être mis en branle et porter leurs fruits. L'avis du conseil du patrimoine, si favorable, devrait entériner la protection formelle du bâtiment.

(Photo: Archives)

(Photo: Archives)

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