Droit de réponse
En réaction à la lettre d'opinion «Normes sonores»
Après avoir pris connaissance de la lettre d’opinion de Mme Josette Lincourt intitulée «Normes sonores» dans laquelle celle-ci accusait l’administration laurentienne de malhonnêteté en lien avec les normes encadrant le nombre de décibels permis dans une chambre à coucher, je tiens à apporter quelques précisions importantes afin de rassurer la population.
Tout d’abord, même s’il est vrai que l’Organisation mondiale de la santé mentionne que le bruit ne devrait pas dépasser 30 décibels dans une chambre à coucher, il s’agit d’une moyenne pour un bruit continu pendant la nuit. Or, l’OMS précise aussi que le bruit ne devrait pas dépasser 45 décibels à plus de 10 ou 15 occasions par nuit et que les lignes directrices en la matière devraient donc se baser sur une combinaison de valeurs se situant entre 30 et 45 décibels.
Il est important ensuite de rappeler que les normes qui ont été incluses dans la refonte de notre règlement de zonage, pour laquelle une séance d’information publique a eu lieu le 18 février dernier, sont les mêmes qui étaient déjà en vigueur dans notre règlement sur les nuisances et que celles-ci avaient été adoptées en accord avec les recommandations de la Société canadienne d’hypothèques et de logement. En ajoutant ces normes au règlement de zonage, notre objectif est de protéger encore plus la quiétude de nos résidents en obligeant dorénavant les entrepreneurs à en tenir compte dès la conception de leurs édifices.
Notre administration n’ayant jamais pris à la légère la qualité de vie de nos résidents, nous avons toujours conçu nos règlements et nos normes en la matière en étroite collaboration avec une firme spécialisée en acoustique. Cette firme nous a affirmé n’avoir jamais eu connaissance en 30 ans d’expertise d’un règlement municipal limitant le bruit à 30 décibels la nuit dans une chambre à coucher. Toujours selon celle-ci, puisque la norme laurentienne de 40 décibels constitue une moyenne portant sur une période de 24 heures, notre réglementation touchant le bruit est donc égale à ce qui est en vigueur dans l’ensemble des grandes villes québécoises et même plus sévère dans certains cas.
Nous espérons que ces précisions satisferont Mme Lincourt et sauront la convaincre que le conseil de Saint-Laurent n’a aucunement fait preuve de malhonnêteté dans ce dossier. Notre administration a toujours démontré de la transparence et une grande ouverture face aux préoccupations de ses résidents. De plus, les différentes séances d’information que nous offrons régulièrement permettent à ceux-ci d’obtenir aisément ces renseignements. Il est alors dommage de constater que Mme Lincourt ne s’est pas prévalue de ces occasions pour obtenir toute l’information nécessaire avant de critiquer cet aspect sur la place publique.
Alan DeSousa, FCA, maire de Saint-Laurent