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Knowledge is power: je suis ce que je porte

Vêtements éthiques

Article mis en ligne le 21 mars 2008 à 16:45
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Knowledge is power: je suis ce que je porte
«On n’est pas là pour dire aux gens ce qui est bon ou pas. On veut permettre aux gens de s’exprimer. Le message, c’est la promotion du savoir», expliquent les jeunes designers de Nä-Lij. - :(Photo: Courtoisie)
Knowledge is power: je suis ce que je porte
Vêtements éthiques
Karine Boivin Forcier
Des jeunes designers montréalais ont lancé leur première collection de vêtements le 3 mars. Leur entreprise, NäLij Clothing s’est associée à la Maison des jeunes de BordeauxCartierville pour dessiner les motifs des t-shirts.
La collection NäLij Clothing propose des chandails à saveur éthique. Les cinq designers veulent aider la jeunesse et promouvoir le savoir et la connaissance. Chaque t-shirt porte un message explicite ou implicite, ainsi qu’une définition du savoir. «On n’est pas là pour dire aux gens ce qui est bon ou pas. On veut permettre aux gens de s’exprimer. Le message, c’est la promotion du savoir», expliquent Rico Jules, Hervé Kalongo et Fatouma Camara, trois des designers.

Fidèles à leur volonté d’aider les jeunes, les membres de NäLij Clothing ont choisi de leur permettre de s’exprimer. Hervé Kalongo travaillait déjà à la Maison des jeunes de BordeauxCartierville. En parlant avec le directeur, il a eu l’idée de faire un atelier ou les jeunes pourraient dessiner leurs modèles en rapport avec le savoir. Les adolescents ont tout de suite accepté de participer. «Dès que je leur en ai parlé, ils ont cliqué. Ils ont dessiné tout ce qui leur passait par la tête. On a eu beaucoup de dessins», raconte Hervé. Presque tous les t-shirts ont un dessin fait par les jeunes à l’intérieur.
Un long processus
L’aventure NäLij Clothing a commencée il y a deux ans. À l’époque, Hervé Kalongo fabriquait déjà ses t-shirts, mais sans les commercialiser. Ce sont les nombreux commentaires positifs qui lui ont donné l’idée de les vendre. Avec quatre autres jeunes créateurs, il a débuté le projet. Ils se sont lancés dans les vêtements éthiques parce que le marché restait encore peu présent à Montréal. Ils voulaient aussi faire leur part dans la société. Les designers, âgés de 18 à 22 ans, puisent dans leurs différences culturelles pour créer des chandails uniques. «Côté création, on apporte tous notre vision», résume Rico Jules.
Leur produit a évolué tout au long de ces deux années. Il a fallu un an pour choisir un nom qui convenait à tous. «On voulait quelque chose de profond, en rapport avec les racines. Finalement, on est allé chercher le mot anglais knowledge, connaissance, dans le dictionnaire. NäLij, c’est la phonétique de knowledge», rapporte-t-il. Le projet n’a donc pas toujours été facile. Les designers sont tous étudiants et ils ont dû concilier leurs horaires. L’argent reste aussi une difficulté. Chacun des créateurs travaille à temps partiel, mais il n’est pas facile pour des étudiants de ramasser l’argent nécessaire au démarrage d’une petite entreprise. Ils doivent aussi planifier leur temps entre les études, leur boulot et le projet NäLij Clothing. Trouver des magasins pour vendre leur produit a été une autre tâche compliquée. Cependant, les cinq jeunes designers possèdent un atout qui leur a permis de poursuivre leurs efforts et d’en arriver au lancement de leur collection. «Chacun de nous est passionné par le projet», déclare Hervé Kalongo. Cette passion transparaît dans leur travail et sur leurs visages.
Des projets pour l’avenir
Les designers de NäLij Clothing ne s’arrêteront pas là. Ils prévoient une deuxième collection, qui comprendrait plus de chandails pour filles. Pour cette occasion, ils veulent se rendre dans les écoles pour permettre à plus de jeunes de s’exprimer. Ils caressent aussi le projet de s’affilier avec un organisme pour les jeunes. «On aimerait beaucoup se joindre à la Fondation Simple Plan pour venir en aide aux jeunes en difficulté», dit Rico Jules. D’ailleurs, 1$ de chaque article vendu sera versé à des organismes caritatifs. «On pense à la Maison des jeunes de BordeauxCartierville, et si c’est possible, à la Fondation Simple Plan et à EnfantSoleil», remarque Fatouma Camara. Les créateurs aimeraient aussi aider les jeunes délinquants à faire une réinsertion sociale, s’ils réussissent à s’associer à d’autres organismes pour les jeunes. «Plus tard, on aimerait peut-être créer notre propre organisme», avoue Fatouma. Avec tous ces projets, les cinq membres de NäLij Clothing ne chômeront pas dans les prochaines années.
Leur première collection est maintenant disponible à Montréal dans les boutiques spécialisées Nahika, Crazy Lily et D-Town Store. Ces magasins font la promotion des initiatives des créateurs québécois.

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