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Une mécanique bien huilée

Sylvain Sarrazin par Sylvain Sarrazin
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Article mis en ligne le 27 mars 2008 à 9:40
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Une mécanique bien huilée
Deux vélogiciens remettent le cadeau du concours à la gagnante, un super vélo monté sur-mesure. (Photo:Martin Alarie)
Remise des diplômes de Vélogik
Une mécanique bien huilée
Fin de cycle pour le programme communautaire Vélogik. Les 13 participants, des jeunes venus apprendre à gonfler les pneus et regonfler leur potentiel d'employabilité, ont célébré la remise de leur diplôme, le 21 mars. Il s'agit de la 5e promotion formée.
«Tous ont su découvrir leurs talents, et chaque membre a été un élément pour le bon fonctionnement de l'équipe», a commenté Mme Villemaire, présidente du conseil d'administration du CJE, à l'occasion de la distribution des 13 diplômes du Vélogik, cuvée 2007-2008. En effet, la mécanique du programme communautaire s'est bien mise en place, et, si des tensions ont pu apparaître, les moniteurs ont su détendre les câbles. Richard, Catherine et Annabelle ont, comme d'accoutumée, su maintenir un cadre pour les jeunes participants.

Bref rappel du concept Vélogik: une poignée de jeunes, souvent en panne sur le chemin du travail, se réinsèrent et fixent de nouveaux objectifs (reprise d'études ou plan de carrière) en s'initiant à la mécanique du vélo. Mais pas seulement. Ils interviennent auprès des écoles pour effectuer des présentations à caractère environnemental, font des apparitions dans les camps de jour et dans les parcs de Saint-Laurent, et foulent d'autres activités.

Cette année, le programme a connu trois innovations majeures.

D'une part, le passage de jeunes participants à l'émission Gang de rue, diffusée par Télé-Québec, et leur implication dans le projet a constitué une expérience nouvelle et des rencontres inédites.

D'autre part, une série d'activités d'hiver a permis aux Vélogiciens de s'initier ou de pratiquer des sports d'hiver, avec la participation des écoles ou des résidants de la Place Benoit.

Enfin, un concours avait été lancé dans les classes du secondaire. Objectif: fabriquer un objet à l'aide de matières recyclables et d'un brin de créativité. La jeune artiste Dinushika a remporté le concours, et par là même occasion un vélo très particulier préparé par les participants du programme.

Ces derniers seront désormais mieux équipés pour reprendre la route de l'emploi, et montrent encore que les rouages du Vélogik sont bien huilés.
Paroles de Vélogicien(ne)s
Ils parlent du programme dont ils ont bénéficié et tous sont venus y chercher une expérience différente, mais précieuse.

Yves: «J'ai compris beaucoup de choses par rapport à l'environnement. J'ai aussi appris à m'agencer avec des gens différents pour faire quelque chose de bon.»

Ernst: «C'est quelque chose que je n'oublierai pas. Avant Vélogik, j'avais pris une pause à l'école. Les choses ont changé.»

Anita: «Avant, je n'étais pas à l'aise, je n'aimais pas salir mes doigts. J'ai appris à faire de la réparation, mais bien plus encore.»

Joe: «Vélogik, ça m'a appris beaucoup de choses sur moi-même. Ça m'a ouvert le cœur.»

Josée-Anne: «J'ai pris le programme en cours de route. Mais si c'était à refaire, je le referais depuis le début.»

Senai: «Ici, c'est pas comme dans les autres jobs. Si tu n'y arrives pas, on t'appuie.»

Chris: «On a eu du plaisir à travailler avec les enfants, et j'ai appris à mieux parler le français. Maintenant, j'ai un objectif: ouvrir un restaurant.»

Sébastien: «On apprend bien plus d'affaires qu'en travaillant dans un dépanneur.»

Olivier: «Cela m'a montré la dynamique d'un travail, et m'a aidé à m'orienter vers l'ébénisterie.»

Ida: «Je ne parlais pas français en arrivant au Québec. J'ai pu l'apprendre, tout en découvrant comment fonctionne le pays.»

Fred: «Au début, je ne savais pas qui j'étais. Puis j'ai découvert que j'aime ça et que, wow, je suis capable de vendre un bike!»



(Photo:Martin Alarie)

(Photo:Martin Alarie)

(Photo:Martin Alarie)

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