Oubli ou manque d'information? L'heure de la terre a été peu respectée dans l'arrondissement, le samedi 29 mars.
(Photo: Martin Alarie)
Heure de la terre, encore un effort à faire…
Oubli, manque d'informations ou désolidarisation? Même si l'on ne peut en identifier clairement les raisons, les Laurentiens n'ont pas vraiment suivi l'appel lancé par les municipalités pour éteindre leurs lumières, le samedi 29 mars.
«Nous avons fait un effort localement, a évoqué M. DeSousa à l'occasion du conseil d'arrondissement d'avril. Plusieurs membres de la population de Saint-Laurent ont participé.» Plusieurs membres, c'est exact; mais il aurait été plus précis d'affirmer que seule une poignée s'est adonnée à la tâche.
En effet, en sillonnant les rues de l'arrondissement, rares étaient les fenêtres non éclairées entre 20h et 21h, créneau durant lequel l'heure de la terre est respectée, un peu partout dans le monde. Les autorités locales avaient appelé les citoyens à éteindre les lumières de leur logis, un geste symbolique, pour afficher une solidarité et une prise de conscience de la cause environnementale. Pendant que Sydney, en Australie, était toute entière baignée dans le noir, Montréal n'a pas vraiment brillé dans l'exercice.
Vue du Mont-Royal, la métropole était revêtue de sa parure lumineuse habituelle.
Dans l'arrondissement de Saint-Laurent, l'appel n'a pas vraiment été reçu. Si la mairie avait éteint les feux, les façades d'immeubles ou les fenêtres des particuliers sont restées enluminées.
Bref, un petit effort supplémentaire sera à prévoir pour l'an prochain. Le plus important reste, cependant, de consacrer une parcelle d'énergie quotidiennement et assidûment, plutôt que de se donner bonne conscience le temps d'une heure.