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Levée de rideau sur la saison théâtrale

par Sylvain Sarrazin
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Article mis en ligne le 13 juin 2008 à 13:31
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Vraie fausse course à la chefferie, parodie d'une course à l'investiture politique d'un parti, huit candidats se battront comme des chiffonniers pour briguer le vote du public. (Photo: Courtoisie)">Levée de rideau sur la saison théâtrale
Dans Vraie fausse course à la chefferie, parodie d'une course à l'investiture politique d'un parti, huit candidats se battront comme des chiffonniers pour briguer le vote du public. (Photo: Courtoisie)
Programmation culturelle
Levée de rideau sur la saison théâtrale
La nouvelle saison théâtrale a été dévoilée en avant-première le mardi 10 juin, au Centre des loisirs de Saint-Laurent. En présence des comédiens et des producteurs de diverses pièces qui seront jouées dans les prochains mois, une présentation détaillée et alléchante de chacune des œuvres a été effectuée. Et il y en aura pour tous les goûts…
En attendant le feu vert pour les rénovations de la salle Émile-Legault, le théâtre se fait tout de même une nouvelle santé pour la nouvelle saison, dont la programmation a été dévoilée il y a peu. Pour ouvrir le bal, un retour historique sera proposé avec La vie de Galilée. Proposé par La comédie humaine, la pièce relate les obstacles auxquels l'un des plus grands scientifiques à ce jour s'est heurté. À l'origine, la pièce a été composée par Brecht en 1938, mais dans le cas qui nous intéresse, elle a été traduite par les soins de Gilbert Turp. Le producteur Martin Lavigne signale également des aménagements. «La vie de Galilée ne sera pas jouée intégralement, afin de la rendre plus accessible, indique M. Lavigne. Au théâtre, l'action est plus importante que le verbe. Il y a beaucoup de choses qui peuvent ressenties et non expliquées. On est tourné vers l'émotion et le suspense que Brecht a voulu incarner, pour dénoncer la bêtise de l'humanité.»
1 poste, 8 candidats, 300 possibilités
Le théâtre extrême débarque aussi à Saint-Laurent, avec une Vraie fausse course à la chefferie. Dans cette véritable parodie d'une course à l'investiture politique d'un parti, huit candidats se battront comme des chiffonniers pour briguer le vote du public. Le jeu politique sera présenté sous toutes ses facettes, depuis les bâillements des députés à l'Assemblée nationale jusqu'à la gestion de la stratégie médiatique. «Ce n'est jamais le même spectacle qui est joué!, explique Nancy Gauthier, l'une des comédiennes-candidates. Le public participe activement et élimine les candidats au cours de sept scrutins.»

Une pièce novatrice, interactive et originale qu'il sera possible d'aller voir indéfiniment.
Changement de registre, avec Comment j'ai appris à conduire. Le ton devient bien plus grave, et le sujet plus sombre. Tirée d'un texte de Paula Vogel, la pièce évoque la relation d'une jeune femme avec son oncle Peck, qui l'initia a bien d'autres choses que de simples leçons de conduite. Un thème difficile mais interprété à grand renfort de légèreté, d'une once de pudeur et d'une pléiade de métaphores.

Les relations sociales amoureuses seront aussi au cœur d'une Lucidité passagère proposée par Martin Thibaudeau. Cette fois-ci, les destins se croisent et se décroisent, les amours croissent et décroissent, et l'accent est mis sur des points de jonction qui font tantôt rire, tantôt pleurer.

Le dîner de cons sera à nouveau servie, cette fois-ci à la sauce Renaud Paradis. La pièce revient aux sources, puisqu'il s'agit d'une œuvre théâtrale qui fut par la suite portée à l'écran. Un spectacle toujours hilarant, où le personnage principal, prenant malin plaisir à organiser des soupers en compagnie de drôles d'énergumènes, va voir sa plaisanterie se transformer en cauchemar, dont le nom est François Pignon.

Virage philosophique avec La grande vacance, où le thème de la mort est traité de manière poétique, humoristique, mais toujours dans une optique de réflexion sur nous-mêmes. Il s'agit de la pièce internationale de cette année, provenant de Belgique.

Enfin, la Casta Flore, mise en scène par Monique Duceppe, mettra en scène une femme dont la voix ne compte pas parmi ses bijoux: elle chante horriblement faux!

Inspirée d'un personnage réel, la cantatrice principale a fait se déplacer le tout New-York.

La pièce couronnera la saison de théâtre locale.

La programmation, montée de toutes pièces par Caroline Lavoie, répond ainsi à tous les goûts et tous les besoins. Francine Major, directrice de la section culture de l'arrondissement Saint-Laurent, indique également que l'expérience du spectacle-bénéfice au profit des organismes communautaires locaux sera réitérée. Cette année, le flamenco sera de nouveau à l'honneur, grâce au guitariste virtuose Jorge Martinez. «Il est important de maintenir le lien avec les organismes», soutient Mme Major.

La saison théâtrale s'annonce d'ores et déjà palpitante!
Jours de spectacle
- La vie de Galilée: 28 octobre

- Une vraie fausse course à la chefferie: 18 novembre

- Lucidité passagère: 9 décembre

- Le dîner de cons: 27 janvier

- La grande vacance: 10 mars

- Comment j'ai appris à conduire: 14 avril

- La Casta Flore: 28 avril(Photo: Dominique Chartrand)

(Photo: François Brunelle)

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