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La Grande Magouille Électorale des Conservateurs

Richard Cléroux par Richard Cléroux
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Article mis en ligne le 7 août 2008 à 12:15
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La Grande Magouille Électorale des Conservateurs
Stephen Harper après sa grande victoire
La Grande Magouille Électorale des Conservateurs
Ça va barder au Parlement la semaine prochaine.

Le Premier ministre Stephen Harper et son parti sont sur la sellette.
Le Comité d’éthique de la Chambre des communes va siéger exceptionnellement en plein été pour enquêter sur la Grande Magouille Électorale des Conservateurs.

Le Premier Ministre Stephen Harper n’est pas du tout content. Il prévoyait un été tranquille à surveiller Stéphane Dion de la fenêtre de son bureau, avant que les partis d’Opposition décident autrement.

L’affaire remonte à 2006. Les Conservateurs avaient levé trop de fonds avant les élections.

(Recette que Stéphane Dion aimerait bien avoir dans le moment.)

La Loi électorale leur permettait de dépenser un maximum de 18,3 millions $ mais ils avaient prélevé 1,3 million $ de plus que ça.

Alors ils ont eu l’idée - géniale disait-on - de prendre ce

surplus de 1,3 million $ et de sacrer ça dans les comptes de banques d’une soixantaine de leurs candidats, la plupart au Québec.

Quelques jours plus tard, ces mêmes sommes, encore intactes, étaient retirées des comptes de banques des candidats et retournées à la centrale du Parti conservateur à Toronto, où elles ont servi à acheter des pubs.

En retour pour cette ‘hospitalité bancaire inusitée’ la centrale a émis des reçus à ses candidats entre 10 000 $ et 30 000 $ chacun un comme si c'était eux qui avaient payé les pubs.

Les candidats n’avaient qu’à fermer leurs gueules, prendre les reçues et réclamer des remboursements de 60 % à Élections Canada.



Ainsi naît le Club de la GMÉC. Une dizaine de députés du Québec dont trois futurs ministres ont fait partie du club.

Certains candidats conservateurs ont refusé de jouer le jeu. D’autres ont dit carrément que c’était malhonnête.

Élections Canada a vite découvert le petit jeu de passe-passe lorsque que les reçus ont commencé à arriver à Ottawa.

Beaucoup étaient en date du 1 janvier 2006. Plusieurs avaient la même faute de frappe. La plupart n’étaient pas signée.

Élection Canada a poursuivi son enquête. Environ une quinzaine de candidats se sont mis à table, et ont chanté comme des moineaux.

L’agence a découvert que dans certains cas, on aurait même oublié de faire du travail pour les sommes reçues.

C’est là qu’Élections Canada a refusé les remboursements du 1,3 million. Et c’est là que Harper s’est fâché, et a décidé de traîner Élections Canada devant un juge croyant dur comme fer que le parti avait agit dans son droit.

Harper prétend que tous les partis politiques font la même chose donc si tout le monde le fait, ça doit être correct.

Il insiste qu’il n’y a rien de croche dans l’affaire et que le tout aurait

pu être réglée à l’amiable avec Élections Canada.

C’est pourquoi Harper refuse toujours d’ordonner une enquête de la GRC ou de nommer une commission d’enquête comme Paul Martin a fait dans l’affaire des commandites.

Élections Canada a décidé de jouer dure.

Donc, le jour avant que la cause soit entendue en cour, Élections Canada a envoyé la GRC faire une descente au bureau du Parti conservateur à Ottawa pour trouver des preuves écrites.

Là Harper était en colère. La GRC dans ses bureaux! Ça ne paraissait pas bien du tout. Lui qui se croit plus honnête que les Libéraux.

Mais le pire était à venir. Le comité a choisi de faire comparer 79 témoins. La plupart sont des Conservateurs, y compris des conseillers des plus influents du cabinet à Harper, et certains de ses plus hauts organisateurs au Québec.

Harper a dû réellement sauter une coche.

Ça nous rappelle le bon vieux temps de l’enquête Gomery, avec

sa parade quotidienne d’organisateurs politiques tous les plus ‘oublieux’ les uns que les autres.

Les organisateurs politiques n’ont pas le droit de refuser de témoigner devant le comité, mais les députés et les ministres peuvent refuser selon la loi du Parlement. On verra combien.

Les organisateurs nommés qui seront obligés de témoigner selon la loi sont : Nelson Bouffard, Pierre Coulombe, et Benoît Larocque.

Les députés nommés sont : Sylvie Boucher, Luc Harvey, Daniel Petit, Steven Blaney, Jacques Gourde et Maxime Bernier (et oui.

Les ministres nommés sont : Christian Paradis, Lawrence Cannon et Josée Verner.

Ça promet d’être chaud pour le reste de l’été au parlement.

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Bob Martimbeault

Commentaire mis en ligne le 12 août 2008
Richard,

Je trouve vos commentaires très pertinent.

Restaurant Le Martimbeault

thj

Commentaire mis en ligne le 9 août 2008
William J.S. Elliott
le nouveau Commissaire (chef) de la Gendarmerie Royale du Canada.
Aussi corrompu que l'ancien "Giuliano (Zack) Zaccardelli", il ignore lui aussi le Code criminel du Canada

thj

Commentaire mis en ligne le 9 août 2008
En fermant les yeux sur la fraude criminelle qui m'a rendu invalide à vie,
ces deux tortionnaires cautionnent l'inacceptable ...
la torture et la violation du Code criminel et méprisent mes Droits de l'Homme
Ces deux minables criminels sont au dessus des lois avec la complicité de Louise ARBOUR,
Haut commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU
(assez salope merci elle qui "oeuvre" pour le crime organisé
(une véritable honte nationale selon Vic TOEWS )
une minable Canadienne complice de torture dont le travail est de protéger les Droits de l'Homme
et de Luis Moreno OCAMPO procureur général de la Cour pénale Internationale
(aussi malhonnête et corrompu qu'un Libéral et il faut maintenant ajouter les Conservateurs)
qui ferme les yeux sur les fraudes criminelles et sur la torture que j'ai subi.
Aussi corrompu que les Libéraux de Jean CHAREST et de Stéphane DION,
le Parti Québécois et l'ADQ font preuve d'indifférence et de complaisance.

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