Traduit par Geneviève Allard
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Un complexe sportif multifonctionnel pourrait voir le jour à Saint-Laurent dans le parc Marcel-Laurin, aux abords de la piste Ben Leduc. L'Olympien Nick Macrozonaris était présent au dernier conseil d'arrondissement pour manifester son appui au projet.
Traduit par Geneviève Allard
Vers la construction d'un complexe sportif à Saint-Laurent?
Maintenant que le gouvernement du Québec songe à réinvestir dans ses installations sportives partout dans la province, Saint-Laurent ne perd pas de temps. L'arrondissement porte ses plans de complexe sportif multifonctionnel au parc Marcel-Laurin au prochain niveau.
Le conseil a adopté une résolution visant à déposer une demande de financement auprès du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, dans le cadre de son programme de soutien aux installations sportives et récréatives. La subvention couvrirait pratiquement la moitié des frais du projet de complexe, estimé à 28,6 millions $.
«Nous avons reçu pour ce projet un appui solide du milieu. Avec cette demande de financement, le conseil franchit un pas de plus vers la réalisation d'un projet jugé prioritaire non seulement par l'administration laurentienne, mais aussi par tous les acteurs concernés», a dit le maire d'arrondissement Alan DeSousa.
Le comité exécutif de la Ville de Montréal s'est déjà engagé à investir 3,5 millions $. Cet investissement dépendra de l'engagement financier des gouvernements provincial et fédéral.
L'arrondissement a aussi mis de côté 3,5 millions $ pour le projet. Compte tenu de la population grandissante de Saint-Laurent, qui devrait atteindre 94 000 d'ici 2012, de même que la diversité ethnique et les poches de pauvreté du territoire, le maire a dit que le complexe serait «stimulant pour les familles». Il permettrait en outre aux jeunes de «canaliser leurs énergies» vers des desseins plus constructifs.
Un centre pour l'élite
Un groupe de présidents d'associations sportives locales ont assistés à l'assemblée du conseil, mardi, pour réitérer leur appui au projet de complexe multifonctionnel, qui permettrait l'entraînement d'élite.
La présidente du club athlétique Sélect de Saint-Laurent, Edvige Persechino, sent la pression pour la construction d'un complexe sportif dès 1999, qui serait très bien vu par les athlètes. Plusieurs d'entre eux font de la compétition d'athlétisme sur la scène internationale, mais sont forcés de s'entraîner dans des lieux désuets.
«Ils ne peuvent pas s'entraîner ici. Nous ne pouvons pas leur offrir un entraînement à leur niveau dans un gymnase. Nous devons les envoyer au Centre sportif Claude-Robillard», explique Mme Persechino, ajoutant que certains d'entre eux doivent «s'exiler» aux États-Unis ou en Europe pour être capables d'atteindre de hauts niveaux.
Le projet de complexe inclut cinq gymnases, une palestre, une piste de course de 60 mètres à trois couloirs, une piste d'entraînement de 269 mètres linéaires sur la mezzanine, un studio polyvalent, une salle d'entraînement et une piscine de 25 mètres avec un bassin de plongeon. Le complexe serait construit entre l'École secondaire Saint-Laurent et l'aréna Raymond-Bourque.
Avec les installations extérieures déjà présentes sur le site, soit la piste de 400 mètres, les 15 terrains de soccer et les six courts de tennis, Mme Persechino croit que le projet pourrait devenir un des complexes sportifs majeurs au pays et attirer des athlètes de niveau international.
En compétition contre Cartierville?
Saint-Laurent n'est pas la seule communauté à vouloir profiter du nouvel intérêt du gouvernement provincial pour les installations sportives. L'arrondissement Ahuntsic-Cartierville souhaite construire un centre sportif et communautaire, communément appelé le CASC (Complexe aquatique, sportif et communautaire de Cartierville).
Comme Cartierville fait partie de la même circonscription provinciale que Saint-Laurent, le député provincial Jacques Dupuis a indiqué qu'il serait peut-être difficile d'obtenir des subventions pour deux projets similaires.
Des discussions ont eu lieu entre les deux arrondissements afin de trouver de quelles façons les deux centres pourraient être complémentaires. Les projets sont toutefois indépendants pour le moment. «M. Dupuis a toujours dit que s'il pouvait faire les deux projets, il les ferait», a mentionné la conseillère politique de celui-ci, Sylvie Forget.
Traduit par Geneviève Allard