Changement d'heure, changement de piles
Le changement de couleur des feuilles à l'automne ne signifie pas seulement la fin de la saison estivale. C'est aussi un moment propice pour améliorer la sécurité à domicile.
C'est le prétexte qu'utilise le Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM) dans le cadre de L'Opération changement d'heure et changement de piles, une campagne de sensibilisation semestrielle qui se déroulera le samedi 28 octobre, au moment où il faut reculer les aiguilles de l'horloge pour l'hiver.
Des agents du Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM) et une trentaine d'étudiants de l'Académie des pompiers de Mirabel et du Collège Montmonrency effectueront des visites préventives dans des quartiers de Saint-Laurent où l'on rapporte le plus grand nombre d'incendies à Saint-Laurent.
Les agents et les étudiants en prévention des incendies sillonneront les rues entre Marcel-Laurin, Côte-Vertu, Poirier et Muir, afin de vérifier l'état des avertisseurs de fumée dans les maisons et de rappeler aux résidants de changer les piles s'il y a lieu.
Le journal Les Nouvelles Saint-Laurent<@$p> s'associe également à cette campagne de sensibilisation en s'engageant à remettre des avertisseurs de fumée dans ces endroits ciblés. «On va aider les gens dans le besoin tout en sécurisant le quartier, parce qu'un feu touche souvent bien plus qu'une famille», commente Stéphane Vinet, éditeur du journal.
La tournée de prévention tenue en avril, au moment du premier changement d'heure de l'année, a permis la visite de 700 logements. Près de la moitié n'étaient pas munis d'un avertisseur de fumée fonctionnel, et ce, malgré que le règlement municipal l'exige.
«Les gens pensent que les incendies n'arrivent jamais chez eux. C'est dans la mentalité, constate Serge Giguère, chef de la division 13 à la SSIM, qui regroupe Saint-Laurent, Dorval et Mont-Royal. J'ai assisté à des milliers d'incendies dans ma vie et dans 99,9% des cas, les décès sont attribués au fait qu'il n'y avait pas d'avertisseur de fumée, ou il y en avait un, mais les piles ne fonctionnaient pas. C'est pour ça qu'on les appelle des avertisseurs de fumée.»