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Un plan d'action en sécurité urbaine

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 18 octobre 2006 à 5:58
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Un plan d'action en sécurité urbaine
Marie-Claude Hébert concoctera un plan d'action en sécurité urbaine adapté selon les problématiques du territoire laurentien dans ce domaine. (Photo : Alexandre Gauthier)
Un plan d'action en sécurité urbaine
La deuxième phase du projet de sécurité urbaine est en cours à Saint-Laurent. L'objectif est d'élaborer un plan d'action à partir des recommandations du diagnostic de sécurité qui a été établi l'an dernier. La troisième phase du projet consisterait ensuite à réaliser le plan d'action, dans un an ou deux. Le but ultime est d'améliorer le sentiment de sécurité des Laurentiens.
Depuis le mois de mai, Marie-Claude Hébert planche sur la suite du projet. Elle poursuit le travail effectué par Linda Hamelin dans le premier volet. «J'ai pris connaissance du diagnostic et du dossier local. J'ai rencontré les comités concernés par le projet et j'ai vérifié certaines pratiques qui se font ailleurs», explique-t-elle.

Même si Mme Hébert considère que la transition a fait perdre un peu de temps, elle s'avère nécessaire pour rétablir les contacts. «J'en suis à créer des liens avec les partenaires et à établir les indicateurs de réussite qui serviront au plan d'action.»
Des actions comme solutions
Des actions ont déjà été ciblées à partir des conclusions du diagnostic de sécurité. Une marche exploratoire a eu lieu le 5 octobre dans trois parcs (Gohier, Alexis-Nihon et Noël-Sud) et à la station de métro Côte-Vertu. La sécurité communautaire de l'arrondissement et un agent sociocommunautaire de la police accompagnaient le groupe d'observateurs.
Le but de cette sortie était de relever tout ce qui peut être amélioré dans l'aménagement du mobilier urbain. «Les haies hautes et l'éclairage sombre sont des facteurs qui alimentent l'insécurité», précise Mme Hébert. À la suite de leurs observations, des recommandations seront acheminées aux autorités de l'arrondissement et à la Société de transport de Montréal.

Afin de répondre aux besoins des gens qui estiment ne pas être assez informés des ressources existantes en matière de sécurité et qui veulent recevoir plus de renseignements, l'arrondissement émettra de l'information spécifique et produira un dépliant sur la sécurité urbaine.
Gangs de rue
Une action reste à déterminer à l'occasion de la Semaine de prévention de la criminalité, en novembre. Bien que le rapport diagnostic précisait que l'arrondissement de Saint-Laurent ne connaît pas de problématiques majeures en matière de sécurité urbaine, des situations en émergence, comme les gangs de rue, peuvent être prévenues.
Au cours de la journée de formation des gardiens de parcs, cet été, Mme Hébert rapporte qu'il a été dit que certains jeunes affichent des couleurs pour affirmer leur allégeance à un gang et qu'ils font des graffitis pour marquer leur territoire. Les gangs de rue inquiètent les jeunes qui ont peur d'être victimes d'intimidation ou de taxage.

«Je constate que la police est proactive face aux gangs de rue et aux graffitis, car elle fait beaucoup de prévention dans les écoles et elle surveille les parcs», note-t-elle.

Les autres problématiques concernent la démobilisation dans les groupes d'entraide comme Parents-Secours et Surveillance de quartier, ainsi que le virage multiethnique de la population laurentienne, où apparaît des ghettos. Le vol demeure la principale source de préoccupation des résidants. Il s'agit d'ailleurs du crime le plus recensé par les postes de quartier de Saint-Laurent.
Financement et objectifs
L'arrondissement de Saint-Laurent (12 000$) et le Centre national de prévention du crime (20 000$) se partagent le financement de la deuxième phase du projet. L'investissement total est de 45 000$ et comprend le plan d'action, ainsi que l'embauche d'une personne ressource pour un an.
La gestion a été confiée à un organisme local. Comme la première fois, c'est le Centre des femmes de Saint-Laurent qui chapeaute le projet, puisque l'un des objectifs rejoint leur mission de contrer la violence faite aux femmes.

Le projet de sécurité urbaine correspond aux priorités de l'arrondissement laurentien. Son plan d'action triennal en développement social et le plan d'action annuel de son comité de sécurité communautaire ciblent les problématiques socio-urbaine comme la prostitution, l'itinérance, la toxicomanie et les gangs de rue. L'élimination du sentiment d'insécurité des Laurentiens dans les lieux publics comme les parcs et la station de métro, ainsi que la violence envers les aînés et les jeunes sont également au nombre des objectifs de l'arrondissement.
L'engagement des citoyens
La clé du succès du plan d'action repose sur l'engagement des partenaires et des citoyens. Leur participation est nécessaire pour harmoniser le plan d'action à la réalité vécue sur le terrain, écrit Marie-Claude Hébert dans un document qui résume le projet. Elle invite les citoyens qui veulent collaborer à l'éloboration du plan d'action et à trouver les mesures qui seront nécessaires pour le réaliser à la contacter au 514 744-3513.

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