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Le boisé Marcel-Laurin fait peau neuve

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Article mis en ligne le 13 octobre 2006 à 7:01
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Le boisé Marcel-Laurin fait peau neuve
La première phase du projet visant à restaurer la splendeur naturelle du boisé Marcel-Laurin a récemment été complétée. (Photo : Anna Bratulic)
Le boisé Marcel-Laurin fait peau neuve
Véritable refuge feuillu au beau milieu de la ville, le boisé Marcel-Laurin attirera sans aucun doute les amoureux de la nature qui habitent la métropole.
Les conservateurs du projet ont tout récemment complété la première phase de la restauration, qui visait à retirer le neprun, un arbuste envahissant menaçant d'infester toute la végétation du boisé de 15 hectares.

«La phase 1 prévoyait enlever le neprun sur une surface de trois à quatre hectares, mais nous n'avons malheureusement pas pu le faire cette année. Malgré tout, avec l'argent que nous avions, nous souhaitions quand même montrer qu'il y avait quelque chose à faire», dit Érik Bassil, président du Comité écologique du grand Montréal qui dirigeait l'opération.

Le groupe a réussi à refaire les deux kilomètres de sentiers pédestres en les couvrant de paillis, de petites branches et de copeaux de bois, qui seraient allés au complexe environnemental Saint-Michel pour être recyclés si on ne les avait pas utilisés. Le résultat final est un sol mou, très similaire à celui d'une vraie forêt, rendant l'expérience de la marche plus confortable.

Deux entrées avec de petites marches menant vers le bois ont été installées, la première sur le boulevard Cavendish et la deuxième du côté ouest du parc Marcel-Laurin.

M. Bassil espère que les prochaines phases du projet de restauration pourront se poursuivre telles que prévu. Si les fonds nécessaires sont disponibles, la prochaine phase devrait commencer en juin 2007. L'opération de cette année aura coûté environ 44 000$. La moitié a été défrayée par l'arrondissement.

Le travail consiste à enlever par étapes le neprun pour permettre à la vingtaine de variétés indigènes d'arbres de s'épanouir. Le président du Comité écologique du grand Montréal fait remarquer que son équipe et lui ont planté plusieurs arbres, tels que des chênes, des érables rouges et des frênes.

«[Si nous ne faisons rien], nous nous retrouverons dans 40, 50 ou 60 ans avec une forêt non pas remplie d'arbres de 30 pieds de haut, mais une forêt dominée par le neprun. À long terme, si la présence de cet arbuste envahissant diminue, cela permettra aux arbres déjà là de continuer à grandir. Nous ne serons peut-être pas là pour voir les arbres [que nous avons plantés] arriver à maturité, mais nos enfants et nos petits-enfants verront ce que nous avons fait», a dit Érik Bassil. Traduit par Geneviève Allard

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