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Moisson Montréal : des millions de kilos de denrées à trier

par Guillaume Picard
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Article mis en ligne le 15 décembre 2006 à 9:42
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Moisson Montréal : des millions de kilos de denrées à trier
Comme beaucoup d’organismes, Moisson Montréal compte sur l’appui des bénévoles, de loin les donateurs les plus généreux. Ici, des étudiants sont venus prêter main forte au tri de précieuses denrées. (Photo : Maryse Plante)
Moisson Montréal : des millions de kilos de denrées à trier
Ces jours-ci, les camions se succèdent à un rythme effréné à l’immense centre de tri de Moisson Montréal, dans l’arrondissement Saint-Laurent. Les organismes accrédités par la plus importante banque alimentaire au Canada y font le plein de précieuses denrées alimentaires à l’aube d’une autre période des Fêtes qui promet d’être occupée.
L’an dernier, Moisson Montréal a distribué 8,9 millions de kilos de denrées à 189 organismes accrédités qui, en retour, ont soutenu quelque 130 000 Montréalais dans le besoin. Chaque jour, 30 à 50 bénévoles trient 40 000 à 50 000 kilos de denrées, dont la moitié sont des fruits et légumes.

Moisson Montréal est soutenue par des fournisseurs agroalimentaires qui lui font des dons en nourriture, mais aussi par Centraide et l’Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal, ainsi que par trois fondations : J.A. DeSève, J. Armand Bombardier, et Marcelle et Jean Coutu. À cela s’ajoutent les provisions recueillies dans le cadre de plusieurs opérations organisées à l’occasion de chaque période des Fêtes, notamment La grande guignolée des médias.

« Nous existons depuis 22 ans grâce à la générosité de nos partenaires et au travail de nos bénévoles, explique Johanne Théroux, directrice générale de Moisson Montréal. Malheureusement, faute de ressources supplémentaires, une trentaine d’organismes sont en attente d’accréditation et doivent pour l’instant se débrouiller autrement. Mais, nous essayons d’élargir notre réseau et cherchons de nouveaux partenaires pour pouvoir aider plus de gens encore.»

Selon Mme Théroux, le gouvernement du Québec contribue à peine à 9% du budget d’exploitation de Moisson Montréal et l’argent n’est pas nécessairement récurrent.
De plus en plus de travailleurs dans le besoin
Selon Mme Théroux, le profil des clientèles change : « On voit de plus en plus d’étudiants, de personnes âgées, de travailleurs autonomes ou au salaire minimum qui ont besoin d’aide. On peut aussi ajouter à cela les personnes qui ont perdu leur emploi et qui doivent composer avec un revenu qui chute du jour au lendemain. » Mais ce qui est également préoccupant, termine-t-elle, « c’est que beaucoup de gens, en raison des préjugés, n’osent pas faire appel aux cuisines collectives. »

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