Chronique policière
Il est illégal de voler des bacs
Certains résidants semblent croire qu’ils peuvent prendre en toute impunité un bac à déchets ailleurs dans les rues avoisinantes quand ils se font voler leur propre contenant, au lieu de rapporter au poste de police le délit dont ils ont été victimes. Pourtant, des poursuites judiciaires sont possibles contre les personnes qui volent un bac à déchets.
En fait, tous les bacs ont un numéro de série qui est associée à une adresse civique et qui est informatisé à l'arrondissement. On peut obtenir le numéro de série du bac à déchets en téléphonant au bureau du citoyen.
Des vérifications effectuées à la suite de plaintes de vol de bac ont en outre permis de retrouver certains bacs à d’autres endroits où les gens n'avaient pas déclaré le vol de leur bac et qui en ont pris un ailleurs. Ces gens peuvent être accusés de vol au sens du Code criminel s'il possède un autre bac qui n'est pas le leur.
Donc, si votre bac à déchet distribué par l'arrondissement est volé, rapportez rapidement ce délit au poste de police. Par contre, si vous possédez un bac qui ne vous appartient pas, contactez Gaby Beaulac, au bureau de l'arrondissement au 514 855-6000, poste 4287, afin de le remettre. Son propriétaire pourra ensuite le récupérer.
Recrudescence du taxage
La police a constaté dernièrement une augmentation du taxage après les heures de classe aux abords des métros, dans les parcs et les autres endroits fréquentés par les jeunes. Puisque le taxage est un vol qualifié mené seul ou en groupe qui allie la menace, l’intimidation et la force physique, il faut le dénoncer afin de faire cesser ce comportement indésirable.
Les garçons rejetés ou intégrés à un groupe particulier sont plus susceptibles d’être victimes de taxage. Les jeunes agresseurs convoitent souvent la passe d’autobus, de l’argent, des vêtements griffés ou des objets technologiques comme le iPod. La police recommande de s’entourer d’amis pour voyager entre la maison et l’école ou dans l’autobus, en plus de garder peu d’argent de poche et d’éviter de montrer des objets de valeur.
Une victime de taxage doit donner ce que l’agresseur demande, tout en l’observant attentivement pour remarquer des signes distinctifs qui aideront à l’identifier s’il ne le connaît pas. Puis, de rapporter rapidement la situation à une personne de confiance et ensuite à la police.
Les victimes qui gardent le silence s’exposent davantage à de nouvelles agressions. La dénonciation permet d’arrêter les auteurs de taxage, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.
Prévenir les fugues
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a lancé «Revenir pour rester», un guide de prévention à l'intention des parents de fugueurs, lors d'une activité de sensibilisation à la prostitution juvénile et aux gangs de rue. Ce guide propose des conseils et des ressources aux parents, afin qu'ils sachent quoi faire et où obtenir de l'aide lorsque leur enfant fait une fugue ou revient après celle-ci. Apprenez les signes avant-coureurs d’une fugue, mais surtout les moyens pour les prévenir, comme parler des problèmes que vos enfants vivent.
Trois vols qualifiés
Deux hommes ont cambriolé une banque vers 14h le 5 février dernier à La Place Vertu. Malgré la présence d’une dizaine de personnes à l’institution financière, les lascars se sont faufilés parmi eux. Un des voleurs a pointé son arme à feu vers une caissière, qui a préféré se sauver dans un coin sûr, tandis qu’un complice est passé derrière le comptoir pour rafler le contenu des tiroirs-caisse, une somme de moins de 10 000 $, dont les billets étaient numérotés. Le duo a ensuite pris la fuite par le boulevard de la Côte-Vertu et des témoins ont pris note du numéro d’immatriculation du véhicule. Celui-ci a plus tard été localisé en sol laurentien. Il avait été rapporté volé sur un autre territoire.
Par ailleurs, vers 23h18 la même journée, une caissière d’un dépanneur sur le boulevard Henri-Bourassa a été victime d’un vol. Trois suspects ont fait irruption dans le commerce pour dérober de l’argent, des loteries instantanées et des cigarettes. La police a saisi la vidéo de surveillance dans l’espoir d’identifier les auteurs, qui n’étaient pas cagoulés au moment du délit.
Un autre vol qualifié était survenu en sol laurentien environ 25 heures auparavant, quand quatre jeunes hommes ont coincé un étudiant laurentien à un centre commercial sur le boulevard de la Côte-Vertu. Un membre du quatuor a sorti une arme de poing pour inciter la victime à remettre son portefeuille, qui ne contenait pas d’argent. Voyant une carte bancaire, les malfaiteurs ont contraint, sous la menace, l’étudiant à effectuer des retraits à un guichet automatique, pour un total de 60$. Ils ont ensuite quitté les lieux, à la demande de la victime, qui trouvait avoir assez donné. Il n’a pas été blessé physiquement.