Elyas Felfoul, du bureau du député de Saint-Laurent, et Aimée Kassi, coordonnatrice du programme du CEJFI, ont entouré les participantes qui ont reçu leur diplôme: Chloé, Amina, Khatima et Soké (Essie était absente). (Photo: Martin Alarie)
De jeunes filles immigrantes diplômées
Cinq participantes au programme Aptitudes de travail dans le contexte culturel du Québec ont reçu le 9 février dernier au Centre d’encadrement pour jeunes filles immigrantes (CEJFI) de Saint-Laurent leur diplôme attestant leurs compétences acquises.
Durant six mois, ces jeunes filles immigrantes ont suivi des cours de photo, de radio, de journalisme et d’histoire du Québec. Elles ont également profité de sorties culturelles pour acquérir des compétences qui les mèneront à un emploi ou à un retour sur les bancs d’école.
«J’ai aimé toucher à tout, résume la Française Chloé Bernard. J’ai énormément appris des relations interpersonnelles au quotidien. Pour moi, la diversité est une grande richesse», soutient celle qui prévoit étudier en soins infirmiers à l’automne.
Dans l’intervalle, Chloé recherche activement un emploi et ses démarches suscitent l’intérêt. «Elle a reçu tellement de réponses à ses demandes que son frère veut savoir comment il doit s’y prendre», raconte sa mère Martine.
L’Algérienne Khatima Mohammedi fera quant à elle un certificat en administration par correspondance, afin d’être une mère à temps plein à la maison. Sa sœur Amina se dirige en secrétariat juridique ou médical, comme les Togolaises Essie Dovonau et Soké Mensah.
Programme renommé
Rendu à sa troisième édition, le programme du CEJFI affiche un taux de placement de 100 %, révèle Régine Alende Tshombokongo, directrice de l’organisme.
Service Canada a alloué 94 223 $ au CEJFI pour financer ce projet, qui permet aux participantes d’y effectuer un stage d’apprentissage de six mois. Celles-ci ont d’ailleurs souligné le travail de la coordonnatrice du programme au CEJFI, Aimée Kassi.
Marc Deroussan, de Radio Centre-Ville, a également remis des certificats d’attestation de stage aux participantes. «J’ai constaté le progrès des filles, qui ont pris confiance en ondes, tout en suscitant des débats entre les communautés culturelles, par exemple, sur les accommodements raisonnables», souligne-t-il.
«Elles sont arrivées pleines de compétences et elles apportent beaucoup à la société», estime Patricia Farah, du Carrefour jeunesse emploi, qui a animé des ateliers dans le cadre du programme.
Elyas Felfoul, attaché politique adjoint au bureau du député de Saint-Laurent, était aussi présent pour réitérer l’appui de Jacques Dupuis à ce programme.