Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Les Nouvelles Saint-Laurent News
Entete Acceuil1 STL
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Texte gagnant du Prix de journalisme du mois

De Paquetville à Outremont, de Geneviève Allard

Article mis en ligne le 1 février 2007 à 1:00
Soyez le premier à commenter cet article
Paquetville. (Photo: Geneviève Allard)">Texte gagnant du Prix de journalisme du mois
Les Outremontaises Lise Aubut et Edith Butler recevront tout un honneur le 28 janvier à Toronto. Elles seront intronisées au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens pour leur chanson à succès Paquetville. (Photo: Geneviève Allard)
Texte gagnant du Prix de journalisme du mois
De Paquetville à Outremont, de Geneviève Allard
Chaque mois, un concours est tenu à travers les hebdos de Transcontinental distribués dans la région de l’Ouest métropolitain. Les journalistes sont invités à soumettre un texte de leur choix, évalué selon quatre critères: structure du texte, originalité du sujet, impact de l’article et qualité du français. Les journaux participants sont: The Chronicle, The Chronicle West End Edition, Cités Nouvelles, Courrier Bordeaux-Cartierville, L’Express d’Outremont, L’Express de Mont-Royal, Magazine de l’Île-des-Sœurs, Le Messager Lachine Dorval, Le Messager LaSalle, Le Messager Verdun, Les Nouvelles Saint-Laurent News, La Voix populaire et The Westmount Examiner.

Chaque mois, nous publions à la une des sites Internet de la région le texte gagnant, afin de lui offrir une visibilité accrue. De Paquetville à Outremont, un article de Geneviève Allard, a été publié dans L’Express d’Outremont le 25 janvier 2007. Voici l’occasion de découvrir ou de relire le texte gagnant du Prix de journalisme du mois de janvier.
Le 28 janvier prochain sera une journée importante dans la florissante carrière d’Édith Butler. L’Acadienne la plus connue des Québécois sera intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens pour sa chanson Paquetville, qu’elle a écrite avec Lise Aubut, sa collaboratrice de longue date.

Ce prix, qui sera notamment remis à Joni Mitchell, Marc Hamilton, Jean-Pierre Ferland et Diane Juster, est important pour la chanteuse outremontaise. Il s’agit en fait de son tout premier prix à titre d’auteure-compositrice.

«J’ai eu un paquet de trophées dans ma vie, mais toujours comme interprète. Évidemment, mon plus grand plaisir dans la vie est de m’installer avec ma guitare et mon piano et de composer. J’en ai composé des milliers», raconte-t-elle dans le confort de sa maison d’Outremont, auprès de sa complice Lise Aubut.
Une chanson qui ouvre des portes
Paquetville, une chanson à deux accords et dont tout le monde peut fredonner le refrain, aura été une véritable locomotive pour la carrière de la chanteuse.
«Non seulement c’est la chanson la plus connue, mais en plus tous les gens se la sont appropriée», souligne Mme Aubut. «Ç’a été gros pour ma carrière en tant qu’interprète, renchérit l’énergique Acadienne. Les gens ont pris cette chanson-là et sont partis avec. Nous l’avions fait seulement pour un soir.»
Cette chanson phare, qui a été créée pour célébrer le centenaire du village du même nom, aura permis aux deux partenaires de composer et d’enregistrer ensemble plus de 250 chansons, réparties sur plus de 25 albums.

«L’impact n’est pas juste sur nos carrières, mais aussi sur mon village, qui n’était même pas sur la carte. […] Aujourd’hui, tout le monde descend au Nouveau-Brunswick pour voir Paquetville. C’est aujourd’hui chanté par les gens de Drummondville et de Plessisville!» dit Édith Butler, qui partage sa vie entre Outremont et sa maison dans les Cantons-de-l’Est.

La chanson traite des valeurs des villages, des gens et de thèmes propres à Paquetville, tels que les bœufs, les sucreries, la tradition orale et la danse. Ces idées et cette culture sont chères à Édith Butler. «L’ironie est que les paroles du couplet sont inconnues de tous, et ce sont les paroles les plus obscures que j’ai écrites», rigole Lise Aubut.
Une carrière en harmonie
Celle que les anglophones ont appelée «The Mother of Acadia» a une carrière qui s’échelonne sur plus de trois décennies et qui l’a amenée à sillonner le monde. «Son apport est indéniable, elle a fait connaître l’Acadie partout. Elle-même est une locomotive pour les musiciens acadiens. Presque toutes les chansons du répertoire acadien, autres que celles de Michel Conte, c’est nous qui les avons écrites. Edith a une œuvre complète sur l’Acadie. Son apport est extrêmement important», considère Lise Aubut.

Édith Butler est venue à Québec dans les années 1960 pour faire ses études universitaires. Elle n’est finalement jamais repartie. «J’ai fait trois ans de phonétique orthophonique et je n’ai jamais réussi à perdre mon accent!» lance-t-elle.

Elle ne voudrait toutefois pas le perdre pour tout l’or du monde. «Je pense que j’ai tenu si longtemps parce que je n’étais pas seulement une chanteuse ou une auteure-compositrice. J’étais…» «Tu es encore», l’interrompt sa parolière.» «Je suis… un personnage, un caractère bien particulier. Personne ne pouvait se tromper quand j’arrivais. Il y a un trait particulier dans ma voix, dans ma façon d’être. Je ne veux pas me comparer à ces gens-là, mais il n’y a personne comme Vigneault ou Charlebois.»

La carrière d’Édith Butler en est aussi une de sacrifices. «Ce dont je suis le plus fière, c’est d’avoir fait connaître mon coin de pays. Ce ne sont pas les médailles, les trophées, la gloire et les grands théâtres. Tout cela est éphémère.»

Édith Butler a refusé un contrat d’enregistrement en anglais qui lui aurait assuré un imposant succès, préférant plutôt faire connaître son pays et sa langue. Beaucoup de chansons du répertoire acadien seraient d’ailleurs disparues si elle ne les avait pas chantées. Elle leur a donné une seconde vie.
Droit devant
L’intronisation au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens a beau être un hommage pour l’ensemble de la carrière d’Édith Butler et de sa fidèle acolyte Lise Aubut, l’Acadienne est une femme moderne qui regarde vers l’avant. Préoccupée par l’environnement, l’identité et l’état de l’humanité, ses textes et sa musique expriment sa proximité de la nature et de la planète.
Son dernier disque, Madame Butterfly, explore un répertoire à l’origine de nos traditions, qui s’échelonnent sur 400 ans d’histoire, tout en étant résolument moderne. Cet album est un long voyage qui a pris cinq ans de production.

«J’ai vécu dans une époque où nous étions très écolos. Ironiquement, ce sont tous les gens de mon âge qui ont fait que la terre a autant de misère aujourd’hui. […] Respecte les autres, les arbres, les animaux, les insectes, mais aussi ta culture et tes traditions. C’est pour ça, en quelque part, que je ne me suis jamais vendue. Je ne pouvais pas faire ça parce que je n’aurais pas pu exprimer ma culture.»

Édith Butler est de celles qui se sont battues, pour la reconnaissance des artistes acadiens à l’extérieur du Nouveau-Brunswick, pour les droits des francophones et… pour l’introduction du bac de recyclage à Outremont, lors de son arrivée il y a une vingtaine d’années!

Présentement, la chanteuse engagée prépare tranquillement une nouvelle série de spectacles, tout en travaillant sur un disque qui pourrait être sur les tablettes dès l’automne prochain. Armée d’un groupe de musiciens dont la moyenne d’âge est de 25 ans, la plus Outremontaise des Acadiennes regarde vers l’avenir, aussi incertain soit-il pour l’humanité.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Ovation 2008

Chez nos voisins


La question du net

  • Est-il légitime pour les policiers d'adopter des moyens de pression?
  • Oui
  • Non

Liens