On peut entendre des accords de violoncelle au parc Beaudet cet après-midi.(Photo: Catherine Samaké)
Le goût du sucre a raison du froid
Ouverture de l’érablière urbaine au parc Beaudet
Le sucre coule ce jeudi 8 mars au parc Beaudet (angle Décarie et Du Collège), malgré le froid de canard qu'il fait. Les enfants ont bravé la température, emmitouflés dans leurs manteaux avec tuques et mitaines, accompagnés de papa, maman, et même parfois grand-maman.
Michèle Leroy, sa fille et sa petite-fille, Émilie Forget, âgée de neuf ans, sont venues assister à cette véritable érablière urbaine, en visite au parc jusqu'au 27 mars. «J'aime beaucoup ça», exprime la petite Émilie en parlant de la tire d'érable sur glace.
Les joues rosies par le froid, Charles Antoine, âgé de sept ans et demi, semble beaucoup apprécier sa sortie hivernale d'aujourd'hui. «Il y a beaucoup de choses, des bonnes choses, c'est le fun!», lance-t-il avant de s'élancer vers d'autres découvertes.
Ce n'est pas des choses à découvrir qui manquent. Le Cercle de Fermières de Saint-Laurent y tient un kiosque de bonnes crêpes sucrées. Marceline Gaudreau et sa coéquipière Germaine Calbé offrent deux variétés de crêpes toutes aussi délicieuses les unes que les autres au plus grand plaisir des visiteurs. Pour compléter cette belle ambiance sucrée, on peut se délecter le palais au son de violoncelle tout près de là.
Plus loin, sur une table on peut y voir plusieurs produits à base d'érable. Des cabanes à sucre artisanales, des castors et un nouveau produit qui s'appelle Flocons d'érable.
Une sortie pour la famille
L’érablière urbaine est une initiative de Mario Bonenfant, père de famille et résidant de Saint-Laurent. L'évènement vise à rassembler parents et enfants, mais aussi à faire découvrir à la grande communauté multiculturelle de Saint-Laurent, la tradition québécoise du sirop d'érable.
Jacob Touré, un natif du Mali découvre quant à lui, pour la première fois, l'érablière urbaine. «Je passais juste par là, j'ai vu un grand rassemblement, alors je me suis arrêté. C'est bien de voir des gens qui se retrouvent comme ça pour célébrer, malgré le froid», commente-t-il avec un sourire.
Ala Hussein et ses filles apprécient également leur sortie. «J'ai demandé à M. Bonenfant comment planter des érables, j'en ai planté pour les envoyer en Jordanie», raconte Mme Hussein malicieusement. Même un poney était au rendez-vous. Il reviendra se sucrer les babilles toute la journée du 17 mars.