Les célébrations de Noël au Québec
Reportage d'une jeune fille immigrante
Après 18 ans passés au Québec, le contact avec ma terre d’accueil s’est aussi réalisé à travers les habitudes culinaires locales. Je suis originaire d’Algérie et toujours friande de chorba (une soupe), de bourreks (un pâté) ou encore la richta (des pâtes alimentaires), servis à divers événements traditionnels et fêtes religieuses comme l’Aid (fête de la fin du jeûne).
Mais, depuis que je suis au Québec, j’ai appris à découvrir les Québécois et ce qu’ils mangent généralement lors des fêtes populaires. De la pâque au nouvel an, en passant par l’action de grâce et l’incontournable Noël, il y a un point en commun : chaque fête a un plat caractéristique. Dans la foulée, il y a l’inévitable dinde, la tourtière, le ragoût de boulettes de porc, le sucre à la crème ainsi que la fameuse bûche de Noël, sans oublier…le chocolat!
En Algérie, la fête de Noël ne se célèbre pas. En Occident, elle symbolise la naissance de Jésus Christ et les personnes croyantes se rendent à l’église pour prier le soir de Noël. Après leurs prières, ils célèbrent tous en famille.
Un jour, lors d’une invitation chez mes voisins québécois à l’occasion de la fête de Noël, tout le monde en avait profité pour manger de la dinde. Historiquement, la dinde est devenue un plat de Noël car elle représentait un volatile inhabituel et était déguster en temps de grandes fêtes. J’ai grandement apprécié l’invitation de ma voisine Karine car ça m’a permis d’en apprendre davantage sur leur tradition. Elle me racontait qu’autrefois les gens prenaient beaucoup de temps pour préparer les plats de Noël : la bûche, la tourtière, le ragoût de boulette etc.
De nos jours, Noël est malheureusement devenue une fête commerciale pour tous les peuples du monde. Plusieurs traditions se sont perdues avec le temps. Mais, j’apprécie toujours la période du temps des fêtes au Québec. (Écrit par Khatima Mohammedi)