Le hockey, sport national des Québécois
Reportage d'une jeune fille immigrante
Je m’appelle Chloé Bernard, et c’est en avril 1999 que j’ai pour la première fois foulé mon pieds sur la terre Québécoise. J’ai découvert le Québec vers la fin d’un hiver enneigé, comme à son habitude. Et à travers cela, c’est une culture que je ne connaissais pas qui s’est ouverte sous mes yeux, sous la forme du sport le plus pratiqué au Québec.
Dans notre pays où l’hiver est la saison la plus longue, il paraît normal que le sport national se pratique quand la neige et la glace ont recouvert le paysage de leur manteau blanc. La neige se fait attendre, mais ce n’est pas ce qui arrête la saison de Hockey de commencer. Depuis déjà la mi-septembre, les tournois réunissent les adeptes et amateurs autour d’une patinoire, ou d’une télévision. Quand les Canadiens gagnent un match le samedi soir, le Québec entier gagne. C’est le même scénario si l’équipe perd, unit dans la victoire et dans la défaite, tels de fidèles amoureux du hockey.
Pour ceux qui ne sont pas au courant des règles de base, voici un bref aperçu des plus importantes. Sans surprise, ce sport d’équipe consiste à marquer des buts en envoyant le palet ("la rondelle" au Québec) dans les buts adverses. Il y a six joueurs sur la glace, (sauf en cas de pénalité) dont le gardien de but, les deux défenseurs et trois attaquants. Il y a trois arbitres, dont un arbitre- chef, démarqué par deux brassard rouges. Le jeu se compose de trois tiers-temps de 20 minutes, soit une heure sur la glace. Le chronomètre est arrêté à chaque coup de sifflet, et la palette remise en jeu à l’endroit le plus proche de l’arrêt. C’est un jeu très rapide et violent. La rapidité est due aux patins glissants sur la glace. Et la violence aux moyens qu’utilisent les joueurs pour gêner l'adversaire, et lui faire perdre le palet. C'est une technique défensive de base au hockey. On parle de mise en échec ("body check"). C’est donc commun de voir des joueurs plaqués contre les écrans de plexiglass qui séparent la patinoire des fans, et protègent contre les palets envoyés dans la foule.
Le Hockey rassemble les Québécois d’où qu’ils viennent. Que ce soit devant la télévision une bière à la main, dans un restaurant sportif comme « La Cage aux Sports », ou assis sur les bancs du Centre Bell. L’équipe des Canadiens de Montréal rapproche en donnant un sentiment d’appartenance. Chaque pays, pour rassembler sa nation, son peuple, à une histoire, une langue, une culture commune. Mais l’unité passe aussi par la musique, l’art et le sport que l’unité d’un peuple se crée. Le sport est accessible à tous, grâce aux médias, à l’école, comme passion ou passe-temps. C’est un lien essentiel afin d’unir, surtout ici, là où tant de personnes venant des quatre coins du monde se retrouvent pour refaire leur vie.
Ce phénomène se retrouve ailleurs qu’au Québec. Bien que le Hockey se soit exporté à travers l’Atlantique, c’est envers le Football (communément appelé « soccer ») que les Français tournent leur enchantement national. En revanche, la saison de foot se déroule en été, pendant que les hockeyeurs pratiquent sur du bitume. Le même besoin d’unité se ressent en France, mon pays d’origine, alors qu’elle reçoit des immigrants des pays chauds. Quand le célèbre joueur de foot, Zidane « Zizou », a fini sa carrière sur « un coup de tête », lors des championnats du monde 2006, les français ont été touchés et interpellés par son geste, et c’est la France qui était derrière lui lors de son retour au pays. (Écrit par Chloé Bernard)