Le poney a été une des attractions de l’érablière urbaine à son ouverture. (Photo: Courtoisie)
Le goût du sucre a eu raison du froid
À l’ouverture de l’érablière urbaine au parc Beaudet
Le sucre a coulé le jeudi 8 mars au parc Beaudet (angle Décarie et Du Collège), malgré le froid de canard qu'il a fait. Les enfants ont bravé la température, emmitouflés dans leurs manteaux avec tuques et mitaines, accompagnés de papa, maman, et même parfois grand-maman.
Michèle Leroy, sa fille et sa petite-fille, Émilie Forget, âgée de neuf ans, sont venues assister à cette véritable érablière urbaine, en visite au parc jusqu'au 17 mars (une autre journée a été ajoutée le samedi 24 mars). «J'aime beaucoup ça», a exprimé la petite Émilie en parlant de la tire d'érable sur glace.
Les joues rosies par le froid, Charles Antoine, âgé de sept ans et demi, a semblé beaucoup apprécier sa sortie hivernale d'aujourd'hui. «Il y a beaucoup de choses, des bonnes choses, c'est le fun!», a-t-il-lancé avant de s'élancer vers d'autres découvertes.
Ce ne sont pas les choses à découvrir qui manquaient. Le Cercle de Fermières de Saint-Laurent y a tenu un kiosque de bonnes crêpes sucrées. Marcelle Gaudreau et sa coéquipière Germaine Calvé ont offert deux variétés de crêpes toutes aussi délicieuses les unes que les autres au plus grand plaisir des visiteurs. Pour compléter cette belle ambiance sucrée, on a pu se délecter le palais au son du violon tout près de là.
Plus loin sur une table, on pouvait voir plusieurs produits à base d'érable. Des cabanes à sucre artisanales, des castors, et un nouveau produit qui s'appelle Flocons d'érable.
Une sortie pour la famille
L’érablière urbaine est une initiative de Mario Bonenfant, père de famille et résidant de Saint-Laurent. L'événement vise à rassembler parents et enfants, mais aussi à faire découvrir à la grande communauté multiculturelle de Saint-Laurent, la tradition québécoise du sirop d'érable.
Jacob Touré, un natif du Mali, découvrait quant à lui, pour la première fois, l'érablière urbaine. «Je passais juste par là, j'ai vu un grand rassemblement, alors je me suis arrêté. C'est bien de voir des gens qui se retrouvent comme ça pour célébrer, malgré le froid», a-t-il commenté avec un sourire.
Ala Hussein et ses filles ont apprécié également leur sortie. «J'ai demandé à M. Bonenfant comment planter des érables, j'en ai planté pour les envoyer en Jordanie», a raconté Mme Hussein. Même un poney était au rendez-vous. Il reviendra se sucrer les babines toute la journée du samedi 17 mars.