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Monsieur sourire… et un maudit bon gars

Des collègues se confient

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 26 avril 2007 à 15:11
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Monsieur sourire… et un maudit bon gars
Gilles adorait jouer au hockey et se retrouver en famille avec ses collègues de Transcontinental. Il participait d’ailleurs au tournoi de l’entreprise à Toronto la fin de semaine dernière. On le voit sur la photo d’équipe avant cette compétition (3e à gauche de la rangée du bas, numéro 21.) (Photo: Courtoisie) Photo Gilles Noel
Monsieur sourire… et un maudit bon gars
Des collègues se confient
Gilles Gaudet entretenait de bonnes relations, amicales ou d’affaires, avec tout le monde, que ce soit ses patrons, ses collègues ou des clients. Tous s’entendent pour dire qu’il était un «bon gars», toujours prêt à aider et un sourire constamment accroché au visage.
«Gilles, c’était monsieur sourire en personne, un chic type aimé de tous qui aimait rendre service et qui s’impliquait socialement, ainsi que dans les activités de l’entreprise», souligne un ancien patron, Benoit Bazinet, éditeur de l’Expression de Joliette, qui le connaissait depuis environ 20 ans.

L’esprit d’équipe et le sentiment d’appartenance à l’entreprise font partie des éléments qui caractérisaient Gilles Gaudet. Son entraîneur au tournoi de hockey de Transcontinental à Toronto a d’ailleurs vanté son étonnante capacité d’adaptation. «Il aurait joué à n’importe quelle position que je lui aurais demandée», assure Réjean Monette, qui est aussi directeur régional de Transcontinental, Groupe des journaux, Québec et Ontario, pour la région de Lanaudière.

Admettant l’avoir mieux connu en dehors du travail, M. Monette indique que Gilles ne se chicanait jamais et qu’il était «un très bon gars», qui riait avec tout le monde.

Tellement bon gars que, même après avoir été retranché de l’équipe de balle-molle, il s’inscrivait comme bénévole à cet autre tournoi annuel de Transcontinental, raconte Louis Mercier, directeur régional de l’Ouest métropolitain. «Il aimait tellement être avec le monde qu’il venait servir du blé d’Inde. Il faut le faire, laisser son égo de côté et penser aux autres comme il le faisait constamment», insiste-t-il.
Il parlait souvent de Transcontinental
Son travail de conseiller publicitaire aux journaux Les Nouvelles Saint-Laurent et le Courrier Bordeaux-Cartierville était une source de fierté pour Gilles. «On l’entendait souvent parler de Transcontinental à la maison, indique son fils aîné Gilbert Gaudet. Il racontait que l’entreprise de presse possède de grosses imprimeries et nous relatait l’histoire du propriétaire québécois Rémi Marcoux qui a fondé Transcontinental à partir de rien.»
Gilbert affirme que son père trouvait épanouissant son lieu de travail à Saint-Laurent, même si c’était loin de la maison à Joliette. À preuve, Gilles s’est rapidement lié d’amitié avec ses collègues, qui l’appréciaient profondément.

Même une cliente lui a rendu hommage au moyen du courrier électronique. «Homme engagé à l'esprit ouvert, Gilles était un homme généreux, disponible et présent, souligne Ginette Levesque, directrice du Centre de formation professionnelle de l'Ouest-de-Montréal. Gilles avait d’ailleurs accepté la présidence de notre conseil d'établissement au printemps dernier.»

Mme Levesque souligne que, même en vacances, il prenait du temps pour s'occuper de dossiers importants. «Notre dernière discussion remonte à jeudi dernier, nous devions dîner ensemble jeudi cette semaine. Il y a un vide à mon agenda et il y aura un vide aussi au sein de notre organisation. Il me reste le souvenir d'une soirée de finissants à laquelle il a assisté, assis à mes côtés. Un beau moment de disponibilité. Bien sûr, son sourire va nous manquer, mais l'être de cœur qu'il était, davantage.»

Le patron et ami de Gilles, Stéphane Vinet, éditeur des Nouvelles Saint-Laurent et le Courrier Bordeaux-Cartierville, a rappelé que le départ de son collègue est une occasion pour chacun d’entre nous de réaliser qu’il faut apprécier chaque instant de la vie. «En ce sens, Gilles est un modèle pour nous, puisqu’il a vraiment profité de la vie», conclut-il.



Photo GillesHockeyToronto

Photo Gilles Noel
Gilles était un homme généreux, disponible et présent.

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