Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Les Nouvelles Saint-Laurent News
Entete Acceuil2 STL
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les conservateurs veulent "une pause", ouvrant la porte à une prorogation

Presse Canadienne Article mis en ligne le 1 décembre 2008 à 0:00
Soyez le premier à commenter cet article
Les conservateurs veulent
Le premier ministre Stephen Harper lundi aux Communes. LA PRESSE CANADIENNE /Adrian Wyld
OTTAWA - Les conservateurs, qui ont pourtant la réputation de ne jamais rien laisser au hasard, semblent bel et bien avoir perdu le contrôle de la situation sur la colline parlementaire, face à une opposition qui a conclu un accord de coalition, lundi.
Devant ce "très sérieux" dénouement "sans précédent", les ministres du cabinet de Stephen Harper ont mis la table en fin de journée à une éventuelle prorogation de la session parlementaire en demandant à tous de "prendre du recul".
Le ministre du Patrimoine, James Moore, accompagné de son collègue de l'Environnement, Jim Prentice, ont tenu une conférence de presse spéciale en fin de journée pour invoquer la nécessité de "faire une pause".
Une coalition soutenue par des "séparatistes" serait non seulement "irresponsable", mais contreviendrait aux principes démocratiques, ont-ils tenté de faire valoir.
"Si les trois partis de l'opposition sont fiers de ce qu'ils ont fait aujourd'hui (lundi), s'ils sont confiants d'être sur le côté des anges et le côté des Canadiens (...), ils devraient demander aux Canadiens un mandat pour imposer ce qu'ils ont décidé", a prétendu M. Moore.
Interrogé sur l'intention du premier ministre Harper de proroger la session pour ne faire revenir les députés en Chambre qu'en janvier prochain, M. Prentice a indiqué que le gouvernement conservateur considérait "toutes les étapes raisonnables pour protéger les intérêts" du pays.
A propos des options qu'envisageraient les conservateurs pour régler le drame politique qui se joue à Ottawa depuis jeudi, on en saura un peu plus dans les jours à venir, a-t-il indiqué.
S'ils mettaient ainsi fin à la session parlementaire, les conservateurs éviteraient une motion de défiance de la part de l'opposition et le vote sur l'énoncé budgétaire dès le lundi 8 décembre. L'opposition, désormais unie, a prévenu qu'elle entendait défaire ce gouvernement à la première occasion.
Pour proroger la session, le gouvernement doit cependant avoir l'accord de la gouverneure générale, Michaëlle Jean, actuellement en voyage en Europe.
C'est également elle qui peut demander au chef de l'opposition, Stéphane Dion, de former un nouveau gouvernement.
Mme Jean pourrait revenir au pays en catastrophe pour prendre de telles décisions. A son bureau lundi, on assurait cependant que son séjour, qui devait prendre fin dimanche matin, ne sera écourté que de quelques heures et qu'elle rentrerait au bercail samedi en fin de soirée.
"L'équipe au Bureau du secrétaire du gouverneur général surveille de très près le dossier et la gouverneure générale continue d'être informée, sur une base régulière, de la situation", a indiqué la directrice des affaires publiques du Bureau, Lucie Caron.
On ignore pour l'instant si Mme Jean et M. Harper se sont parlés récemment au sujet de la crise.
"Dans l'avenir, le premier ministre va parler de ces sortes de détails, mais je n'ai pas une annonce sur ce sujet en ce moment", a simplement indiqué M. Moore.
L'opposition accuse les conservateurs d'être à l'origine de la crise ayant mené à leur coalition puisqu'ils n'ont présenté aucun plan de stimulation dans leur énoncé économique la semaine dernière.
Mais les députés conservateurs n'ont pas le coeur au mea-culpa.
Selon le ministre du Revenu, Jean-Pierre Blackburn, la mise à jour économique n'a rien à voir avec la coalition, qui, martèle-t-il, avait commencé à se traficoter bien avant, selon lui.
"Trois partis d'opposition qui se lient ensemble, qui ont des positions diamétralement opposées sur à peu près tous les sujets, pour défaire le gouvernement; ç'a été prémédité avant même l'énoncé économique", a-t-il affirmé.
Quant au premier ministre, il s'est plusieurs fois indigné en Chambre du fait que le Parti libéral (PLC) et le Nouveau Parti démocratique (NPD) s'associent au Bloc québécois.
"C'est incroyable de voir le parti de Laurier et Trudeau applaudissant le chef du Bloc", a-t-il lancé aux libéraux.
Quant aux néo-démocrates, il leur a demandé si de former une coalition "pour laquelle personne n'a voté" et dont "des gens qui veulent briser le pays" détiennent la balance du pouvoir était dans l'intérêt du pays.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous satisfaits des services de collecte de déchets et des matières recyclables pendant la période des Fêtes?
  • Oui
  • Non
  • Ça m'indiffère

Liens