MONTREAL - Après avoir passé la dernière année à conclure la vente d'une de ses divisions à la firme danoise FLSmidth, le fabricant d'équipement industriel GLV (TSX:LVG.A) entend relancer le principal moteur de sa croissance: les acquisitions.
"Dans le fond, les gens savent qu'on est des chasseurs: on est toujours en train de regarder et quand il passe quelque chose de bien, on en profite et on saute dessus", a lancé jeudi le président et chef de la direction de l'entreprise, Laurent Verreault, à l'issue de la première assemblée annuelle du "nouveau GLV".
La vente de la division d'équipement minier à FLSmidth en avril 2007 a été une opération "plus laborieuse que prévu", mais payante, a reconnu M. Verreault. Les actionnaires de l'ancien Groupe Laperrière et Verreault (GL&V) se sont frotté les mains: pour chacune de leurs actions, ils ont touché 33$, en plus de recevoir une action de GLV. En incluant la dette de 110 millions $, FLSmidth a versé plus de 950 millions $ pour ce qui était alors la principale division de GL&V.
"C'était le secteur dans lequel Laperrière et Verreault était le plus faible en connaissances techniques, a rappelé le grand patron. On regardait le marché mondial et on croyait que ce groupe-là était à son apogée. Autrement dit, il y avait très peu de place pour aller plus haut. C'était le temps de vendre."
GLV se concentre désormais sur le traitement des eaux, promis à une belle croissance mondiale, et sur le secteur des pâtes et papiers, dans lequel il compte la plus grande expérience. A l'heure actuelle, le chiffre d'affaires de l'entreprise se divise presque également entre les deux divisions.
D'ici cinq à sept ans, GLV ambitionne de répéter le succès de GL&V. L'objectif est de doubler le chiffre d'affaires pour le faire passer à 1 milliard $, par le biais d'acquisitions et de croissance interne. L'entreprise s'attend à ce que le secteur du traitement des eaux génère 70 pour cent des revenus en 2015.
"Le créneau dans lequel GLV oeuvre, c'est-à-dire les équipements et les systèmes de traitement, est évalué à environ 30 milliards $ annuellement et devrait croître de près de sept pour cent par année", a souligné le chef de l'exploitation, Richard Verreault, en mentionnant les problèmes de pénurie d'eau qui s'accentuent dans le monde.
Les futures acquisitions auront donc lieu principalement dans le secteur du traitement des eaux - une première transaction a été réalisée en Australie en mars. Mais GLV ne tournera pas le dos à une transaction rentable dans le domaine des pâtes et papiers. Les bons résultats devront toutefois se pointer sans tarder.
"On veut créer de la richesse, on veut faire de l'argent et quand on fait une acquisition, on veut qu'elle rapporte rapidement", a confié Laurent Verreault.
L'entreprise dispose d'un financement de 100 à 150 millions $ pour procéder à des acquisitions, que ce soit en Amérique du Nord, en Europe ou en Océanie. " Il y a de belles choses qui s'en viennent", a affirmé le président devant les actionnaires, en faisant remarquer que GLV ne versait pas de dividende et qu'elle n'entendait pas racheter d'actions à moyen terme.
GLV se donne un an et demi pour porter à 10 pour cent la marge bénéficiaire du secteur des eaux (qui a été de tout juste quatre pour cent en 2007-08) et deux ans pour faire de même dans le domaine des pâtes et papiers (six pour cent en 2007-08). Les fluctuations défavorables des taux de change, des contrats non rentables et le processus de restructuration découlant de la transaction avec FLSmidth ont nui aux résultats de la dernière année.
Résultats
GLV a par ailleurs fait état, jeudi, d'un bénéfice net de 2,1 millions $ (huit cents par action) au premier trimestre, terminé le 30 juin, comparativement à la perte nette de 578 000 $ (deux cents par action) enregistrée pendant la même période de l'année dernière. En excluant divers éléments exceptionnels, on aurait déclaré un bénéfice net "normalisé" de 326 000 $ (un cent par action) au premier trimestre de 2007-08.
Les revenus du premier trimestre 2008-09 ont totalisé 145,5 millions $, en hausse de 26,2 pour cent.
Les résultats du premier trimestre portent sur le "nouveau GLV", alors que ceux du premier trimestre de l'exercice précédent sont les résultats détachés des activités commerciales conservées par GLV après le réaménagement complété le 10 août 2007.
En après-midi, jeudi, le titre de GLV s'échangeait à 11,71 $, en baisse de 4,4 pour cent. A partir du 21 août, les symboles de l'entreprise changeront pour GLV.A et GLV.B.
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