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Pelletier veut un dialogue national entre Québec et les 11 nations autochtones

Presse Canadienne Article mis en ligne le 21 juin 2008 à 0:00
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Pelletier veut un dialogue national entre Québec et les 11 nations autochtones
Le ministre québécois des Affaires autochtones Benoît Pelletier.LA PRESSE CANADIENNE /Jacques Boissinot
MONTREAL - Le ministre québécois responsable des Affaires autochtones, Benoît Pelletier, a appelé, samedi, à un dialogue national entre Québec et l'ensemble des 11 nations autochtones.
Ces discussions toucheraient l'occupation du territoire et la gestion des ressources, même si la section québécoise de l'Assemblée des Premières Nations veut d'abord s'assurer du sérieux de son interlocuteur.
Il s'agit d'un geste sans précédent de la part d'un gouvernement, selon M. Pelletier, qui inaugurait, samedi, l'amphithéâtre des Premières Nations, à Wendake, près de Québec, à l'occasion de la Journée nationale des autochtones.
"C'est sans précédent qu'un gouvernement au Canada accepte de discuter, au plan national, du territoire et des ressources avec les autochtones", a souligné le ministre, en entrevue téléphonique samedi à La Presse Canadienne, en ajoutant que le dossier est "très délicat".
Au dire du titulaire des Affaires intergouvernementales, ce dialogue en est à ses premières étapes actuellement. Il a rappelé que ce sont les leaders eux-mêmes qui ont demandé au Québec, il y a un an environ, d'entreprendre ces négociations.
"Ils ont exprimé le souhait que nous allions plus loin que ce que nous avions fait, a relaté M. Pelletier. Nous essayons d'amorcer les discussions, nous sommes donc au point de départ, nous sommes au stade où nous voulons planifier les sujets que nous allons traiter. Nous voulons mettre en place un processus."
Les représentants des peuples autochtones doivent encore obtenir un mandat clair des communautés qu'ils représentent, a-t-il expliqué. Benoît Pelletier a aussi précisé que ces questions nécessiteront du temps.
"Ca va prendre encore du temps avant de régler tous les problèmes qui concernent le dossier autochtone, (...) c'est très difficile de fixer une date", a-t-il commenté, en insistant sur le fait que le gouvernement du Québec "fait plus que sa part" dans ce dossier de nature partagée.
"Le gouvernement du Canada aussi a une responsabilité, mais les leaders autochtones aussi, par rapport à leur propres problèmes socio-économiques."
Le ministre a indiqué qu'une rencontre était prévue dès la semaine prochaine entre le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, le premier ministre Jean Charest et lui au cours de laquelle ils devront aborder le sujet.
Aussi présent à l'inauguration de l'amphithéâtre, M. Picard a pris bonne note de la volonté de Québec, mais a néanmoins demandé à ce qu'elle se traduise en gestes concrets.
"Si l'intention du gouvernement du Québec, c'est vraiment de faire l'examen de toutes les questions entourant les territoires et les ressources, oui, on est disposé à le faire, dans la mesure où on ne traîne pas de la patte et on ne fait pas juste donner l'impression de (négocier)", a répliqué M. Picard, en entrevue à RDI.
Le ministre fédéral des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl, a quant à lui confié à RDI qu'il privilégiait des négociations sectorielles, notamment sur l'éducation.
Le geste de Québec intervient dans la foulée des excuses officielles présentées plus tôt en juin par le premier ministre Stephen Harper aux autochtones et aux Inuits, relativement aux sévices qu'ils ont subis durant des décennies dans des pensionnats spéciaux.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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