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Procès du meurtre d'un policier de Laval: Basil Parasiris est acquitté par le jury

Presse Canadienne Article mis en ligne le 13 juin 2008 à 0:00
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LONGUEUIL - Un homme qui avait plaidé la légitime défense après avoir atteint mortellement un policier au cours d'une perquisition qui avait mal tourné, en 2007, a été acquitté, vendredi.
Un jury a blanchi Basil Parasiris du meurtre au premier degré du policier de Laval Daniel Tessier, âgé de 42 ans, tué par balle lors d'une opération policière antidrogue à son domicile, menée aux aurores.
M. Parasiris avait l'air soulagé à sa sortie du palais de justice, mais ni lui ni sa femme n'ont fait de commentaires aux journalistes, qui ont suivi le couple jusqu'à leur voiture.
Il s'agirait d'un des premiers cas d'acquittement pour une accusation de meurtre d'un agent de police au Canada.
La Couronne a toutefois affirmé, à la suite du verdict, qu'elle envisage d'amener la cause en appel.
"Le jury a peut-être cru que M. Parasiris avait tué M. Tessier en légitime défense, vous comprendrez donc que nous ne prendrons pas de décision aujourd'hui, a expliqué la procureure de la Couronne, Me Joëlle Saint-Germain. Un comité formé de procureurs étudiera la question."
Mardi dernier, le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure du Québec, avait déjà acquitté M. Parasiris de trois autres chefs d'accusation, faute de preuves: avoir tenté de tuer l'agent Stéphane Forbes, avoir déchargé une arme à feu dans le but de le blesser, le mutiler ou le défigurer, et avoir déchargé une arme à feu en mettant en danger la vie de l'agent Forbes.
Le juge Cournoyer a également déclaré illégal le mandat de perquisition utilisé pour entrer chez M. Parasiris le 2 mars 2007.
M. Parasiris, un propriétaire de bar, a toujours argué qu'il avait cru, tout comme sa femme, à une invasion de domicile lors de la descente policière, et n'avait eu aucune idée de l'identité des individus qui entraient ainsi chez lui. Son avocat, Jacques Larochelle, avait plaidé lundi la légitime défense.
Dans un communiqué transmis après le verdict, les représentants de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) et de la Fraternité des policiers de Laval (FPL) ont affirmé qu'ils étudieront les conclusions du jugement et qu'ils prendront le temps d'analyser les événements du mois de mars dernier.
La FPMQ regroupe des associations syndicales composées de policiers et policières municipaux du Québec, dont la FPL. Le président de la FPMQ, Denis Côté, a affirmé que son organisme examinerait les leçons à tirer de cet incident.
"Cet événement grave, a souligné M. Côté au sujet de la journée du 2 mars 2007, a eu et a toujours des répercussions sur toute la communauté policière. Les policiers et policières municipaux du Québec font preuve de professionnalisme et ont à coeur la sécurité de leurs concitoyens, c'est pourquoi nous étudierons attentivement les décisions de l'enquête de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) et du juge Cournoyer reliées à cette intervention."
Le président de la FPL, André Potvin, a déclaré quant à lui qu'il "va sans dire qu'une réflexion s'impose, de concert avec le Service de protection des citoyens de Laval, à la suite des résultats d'une enquête de la CSST et du procès de M. Parasiris".
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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