Les résidants de Saint-Laurent ont émis le désir de modifier la règlementation concernant la hauteur permise des haies de cèdre. (Photo: Florence Turpault-Desroches)
Des haies de huit pieds?
Ne devant pour l’instant pas dépasser une hauteur de 1,83 mètres, les haies entourant les maisons des Laurentiens pourraient désormais atteindre les 2,4 mètres sur les côtés et à l’arrière des résidences. Une augmentation de 57 cm, qui pourraient faire toute la différence pour plusieurs laurentiens. Lors d’une consultation publique le 2 mai, les citoyens ont exprimé le désir de modifier le règlement entourant la hauteur de ces clôtures végétales.
Préservant l’intimité entre voisins, mais parfois à l’origine de conflits, les haies sont couramment à l’origine de chicanes de clôtures. Alors que certains citoyens souhaitent déréglementer leur hauteur, d’autres préfèrent qu’elle soit limitée à huit pieds plutôt qu’à six pieds.
Pour la Laurentienne Agathe Bourassa, l’entretien des haies beaucoup trop longues pose problème. «Les haies deviennent rapidement difficiles à entretenir et même dangereuses. Si nos voisins ne les coupent pas, je n’ai pas envie d’aller me risquer à monter dans une échelle pour tailler du cèdre de 14 pieds», s’exclame-t-elle.
Tout de même satisfaite de la rencontre et heureuse d’avoir pu donner son opinion, Mme Bourassa espère que l’arrondissement pénalisera ceux qui ne se conformeront pas au règlement, quel qu’il soit. «Le véritable problème, ce n’est pas d’imposer une hauteur de six ou huit ou 15 pieds, mais c’est de s’arranger pour qu’elle soit respectée. Si l’arrondissement fait son travail, nous n’aurons pas besoin de nous-mêmes jouer à la police avec nos voisins.»
Une consultation fructueuse
Selon le chef de division en urbanisme à Saint-Laurent, Éric Paquet, les opinions présentées par la cinquantaine de Laurentiens présents lors de la consultation publique ont été particulièrement enrichissantes. «Il est rare de voir les citoyens donner autant d’opinions sur un même sujet, sans nécessairement simplement s’opposer. Je pense que comme nous ne sommes pas arrivés avec un projet bien précis à leur proposer, ils ont senti que c’est eux qui prendraient la décision.»
Le comité consultatif d’urbanisme fera part de ses recommandations aux élus lors d’une prochaine assemblée publique du conseil laurentien. Pour l’instant, aucune décision n’a encore été prise.
«C’est certain que pour l’arrondissement, ce serait facile de déréglementer la hauteur des haies. Mais ça ne règlera probablement pas le problème, souligne M. Paquet, qui avoue se pencher plutôt sur l’option d’augmenter la hauteur permise à huit pieds. Nous allons nous consulter, tenir compte des besoins des résidants et voir ce qui serait le mieux pour tous.»