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Parents secours crie à l’aide

Déclin de l’organisme à but non lucratif qui assiste nos enfants

par Lorenzo Sterzi
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Article mis en ligne le 8 juin 2007 à 9:13
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Parents secours crie à l’aide
Contrairement à ce que certains pourraient penser, l’organisme Parents Secours est encore actif et continu de venir en aide aux enfants en détresse. (Photo: Martin Alarie)
Parents secours crie à l’aide
Déclin de l’organisme à but non lucratif qui assiste nos enfants
«Parents secours! Ça existe encore?» C’est souvent l’impression des gens au sujet de l’organisme à but non lucratif (OBNL) venant en aide aux enfants. L’association, jadis florissante, est aujourd’hui en sérieuse difficulté et a complètement disparu dans certains quartiers.
À Saint-Laurent la situation est moins alarmante qu’ailleurs mais reste préoccupante. En 1997, il y avait 505 foyers secours dans l’arrondissement. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 150, ce qui correspond à une baisse de 70%. Regina Silverman, responsable de Parents secours pour Saint-Laurent, explique ce déclin par le vieillissement de la population. «Maintenant une grande partie des gens qui peuvent être bénévoles sont des personnes âgées et sont malheureusement plus craintives qu’avant», confie-t-elle.

Cependant, le Centre des femmes de Saint-Laurent, grâce au soutien de l’arrondissement et du fonds d’action en prévention du crime, met en place un projet afin de contrer la violence faite aux femmes. Parents secours sera affilié à ce projet afin de recruter davantage de membres et de se faire connaître par la population de l’arrondissement.

Les causes du déclin de l’OBNL sont multiples. «Avant, les femmes restaient à la maison. Elles avaient donc le temps de faire du bénévolat pour nous. Maintenant, tout est différent. Même le téléphone cellulaire a donné un illusoire sentiment de sécurité», déclare la présidente pour la région de Montréal, Francine Chartrand.

Mais, au-delà du mur de l’ignorance, de l’apparition des téléphones cellulaires et de l’arrivée des femmes dans la population active, le principal problème de Parents secours est financier.

L'organisme à but non lucratif subit les conséquences de la chute de son financement depuis quelques années. L’équation est donc simple: sans argent, pas de publicité et sans publicité, pas de recrutement de bénévoles. Or, les bénévoles sont à la base même de Parents secours.

Certes, des levées de fond et des ventes de garage sont organisées. Mais les sommes amassées n’arrivent pas à remplacer l’argent perdu par les coupures provinciales ni à combler le gouffre de l’absence d’aides fédérale ou municipale.
L’herbe n’est pas plus verte à côté
«Ici, tout le monde se connaît et nous sommes tous des propriétaires». Voilà l’argument que donnent les résidants d’Outremont, de Westmount et d’une bonne partie de l'Ouest-de-l'Île afin d’expliquer le manque de Parents secours chez eux, déclare Mme Chartrand.
Mais un enfant reste un enfant, qu’il soit né sur les hauteurs du mont Royal, à Saint-Laurent ou dans un quartier populaire. «Des enfants en détresse, il y en a partout et qu’ils soient perdus, blessés, poursuivis ou agressés, l’organisme vient en aide à plus de 4600 enfants par année», ajoute Mme Chartrand.

Heureusement, certains grands noms ont décidé de chapeauter l’organisme, afin de le faire connaître davantage auprès de la population. C’est le cas notamment de Nathalie Simard et du Dr Chicoine, tous deux présents lors du 30e congrès tenu à Québec du 1er au 3 juin.

Mais de combien de Nathalie Simard aurons-nous besoin pour prendre conscience de l’importance de cet organisme? Et si tout cela n'est réellement qu’un problème de financement, combien coûte à la société un enfant traumatisé par une agression? Combien coûte un enfant qui a été enlevé? Y a-t-il réellement un coût?
Périodes de pointe
Les périodes où les bénévoles sont le plus sollicités

-Fête nationale et fête du Canada (durant les déménagements)

-Rentrée scolaire (les parents ne les accompagnent plus)

-Halloween
Les causes du déclin
Parents secours est en baisse depuis quelques années, en voici les principales causes:

-Téléphones cellulaires

-Mamans au travail

-Financement
Quelques statistiques
-Nombre de comités actifs: 14

-Nombre de foyers refuges en activité: 1196

-Population: 754 306

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