À la fin de la conférence, il y a eu une course de lenteur. (Photo: Mariama Soumaré)
13 jeunes et le vélo
Par Mariama Soumaré, du Centre d'encadrement pour jeunes filles immigrantes
Pour faire le bilan de leurs activités estivales et annoncer le programme d’automne, les jeunes de Vélogik ont organisé une conférence de presse le 4 septembre au Carrefour jeunesse emploi de Saint-Laurent.
Depuis mars dernier, 13 jeunes de différentes origines participent au projet d’insertion qui vise à aider les jeunes en difficultés à trouver leur voie dans la société québécoise. Ce projet appelé Vélogik permet aux jeunes d’avoir une expérience de travail, leur apprend à faire de la mécanique de vélo et, à la fin du projet, les guide sur leur choix de carrière: c'est-à-dire trouver une place à l’université ou au cégep pour ceux qui veulent retourner aux études et un emploi pour ceux qui veulent aller sur le marché de travail.
Vélogik est une activité qu’ils considèrent formatrice et gratifiante. Le projet a permis à Randy de changer ses habitudes par rapport au travail, comme par exemple être plus responsable et ponctuel.
«C`est mon premier emploi que j’ai gardé pendant longtemps parce que je suis toujours en retard et au début, j’arrivais avec 1 heure 45 de retard. Avec l’aide des responsables de Vélogik, j’arrive avant l’heure maintenant», a dit Randy, d'origines hongroise et irlandaise, né au Québec. Il rêve d’être designer en mécanique.
Les jeunes et les responsables de Vélogik organisent des activités en dehors de leur atelier, par exemple au parc où ils font connaissance avec d’autres jeunes gens pour leur expliquer ce qu’ils font à Vélogik. «Quand nous avons les activités au parc, ce n’est pas facile pour nous les jeunes du Vélogik parce que les jeunes que nous rencontrons ne s’intéressent pas à la mécanique, ils s’intéressent plutôt à faire du vélo», a déclaré Randy.
Ils viennent de différents continents, ils ont différentes couleurs de peau, ils n’ont pas tous le français comme langue première, mais ils ont des buts communs: c'est-à-dire faire de la mécanique de vélo, être capable de monter et de démonter un vélo, pratiquer le français, avoir une place dans la société québécoise, avoir un jour leur propre entreprise de mécanique et résoudre leurs conflits par la communication.