Marc-André Girard a accueilli Nancy Capistran de Victoriaville dans son agence de placement à Saint-Laurent.
(Photo: Pascal LeBlanc)
Semaine des rencontres interculturelles
Regards sur la réalité laurentienne
«Apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange, y'a de l'espoir», évoque le poétique slammeur Grand Corps Malade. C'est dans l'espoir de favoriser les échanges, et surtout de mieux connaître la réalité multiethnique des milieux de travail montréalais, qu'une vingtaine de travailleurs de Victoriaville ont rendu visite, le mercredi 3 octobre, à des intervenants montréalais dans des secteurs d’activités similaires.
Organisée dans le cadre de la Semaine québécoise des rencontres interculturelles, l'idée initiale revient à la collaboration des organismes «Accès travail» de Victoriaville et «Immigration-Québec Nord de Montréal» (IQNM). Cette activité a pour but de permettre à des travailleurs de vivre une journée de travail dans des institutions du nord de Montréal, notamment à la Chambre de commerce de Saint-Laurent, à l’école Enfant-Soleil, au CARI, au Centre local d’emploi Saint-Laurent et à l’agence de placement Idéa Service.
Nancy Capistrant, qui est vice-présidente de l’agence de placement Progesco à Victoriaville, a débuté sa journée à Saint-Laurent par une visite des locaux de la Chambre de commerce pour ensuite aller rencontrer les gens d’Idéa Service. «Ça m’a permis d’échanger avec des gens qui œuvrent dans le même domaine que moi, ce qui est toujours intéressant, mais aussi de me faire des nouveaux contacts», explique-t-elle. L’activité a également permis à Mme Capistrant et à Marc-André Girard, directeur d’Idéa Service, de constater les similitudes et les différences entre les deux marchés. «Ma clientèle est composée à 90% d’immigrants, alors que celle de Nancy est d’environ 15%, c’est une bonne différence et nous en avons discuté», mentionne M. Girard. La directrice générale de Progesco a ajouté qu’«il est important d’appendre à connaître les différentes communautés culturels, puisque nous allons éventuellement faire face à une pénurie de main-d'œuvre en région est ces personnes font partie de la solution».
La visite, qui s’est conclue par un «5 à 7» dans les locaux d’IQNM, s’est donc avérée très enrichissante pour les participants, qui auraient bien aimé avoir plus d’une journée pour échanger.
(Photo: Pascal LeBlanc)
(Photo: Martin Alarie)